Actualités Francophones

Les gilets jaunes au lycée, une occasion de parler francophonie

Ecrit par le 5 Déc, 2018

A première vue, il est difficile de voir ce qui peut relier le combats des gilets jaunes au thème de la francophonie. Et pourtant, c’est une occasion intéressante d’en parler. Explications. Revendications des lycéens gilets jaunes Le mouvement des « gilets jaunes » est un...

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Linguistique

Ecrit par le 8 Juil, 2017

L’été dernier, je suis retourné en Irlande. J’y connais une famille irlandaise et j’en ai profité pour réaborder le sujet du gaélique, la langue celte qui était parlée avant l’arrivée de l’anglais. La plus grande propagation de l’anglais s’est...

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Culture francophone

Ecrit par le 17 Sep, 2017

Le Mali, pôle musical de premier ordre Il existe plusieurs pôles musicaux dans le monde : l’Angleterre, la France, les États-Unis, les pays hispaniques et les pays scandinaves (en anglais) sont ceux qui défendent le mieux leur industrie musicale. Mais la musique existe aussi en dehors de...

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Derniers articles

Les Gaulois, les Francs et les Vikings

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En fait, depuis les Plantagenets qui se déclareront roi de France et roi d’Angleterre (et le seront nominalement jusqu’en 1820 à la mort de Georges III), depuis Aliénor d’Aquitaine, en passant par la période qui débute en 1815, la France est à la remorque de l’Angleterre.

Fachoda, les accords Sykes-Picot : La France n’a plus qu’une semi autonomie diplomatique. Jusqu’à Churchill, proposant l’union des deux pays en 1940 ; sans doute avait-il quelque chose derrière la tête, à savoir absorber l’Empire colonial français dans le Commonwealth.

Journal d’un père de deux francophones défroqués

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Comment sortir du cercle infernal de la poétique des ruines ?

 

Cet article est la suite de la problématique évoquée par
Jean-Marc : http://www.lavoixfrancophone.org/forum/viewtopic.php?f=38&t=1019#p1988

Il s’agit du témoignage concret d’un militant de la francophonie confronté au réel linguistique au sein de sa propre famille.

Mon second fils a passé sa première année de l’équivalent L1 en France ; puis la seconde et la troisième année à Oxford (équivalent L2 et L3). Il parle aussi bien anglais que la reine d’Angleterre parle français. Il se rapproche peu à peu, en anglais, de sa diction royale.
Comment un père aurait-il pu refuser à son fils une telle opportunité ?
Retour en France pour le Master 1, semestre 1, avec un cursus entièrement en anglais. Lui aurais-je fait arrêter ses études, coûteuses en argent pour moi, en temps, en énergie, en ingéniosité, pour lui, sous prétexte que la loi Fioraso n’est pas respectée en l’espèce ? En tant que militant de la francophonie, vais-je aller voir le directeur de son école pour me plaindre ? Solliciter une association de défense de la langue française pour ester en justice ? Imaginez la scène.

Les gilets jaunes au lycée, une occasion de parler francophonie

Les gilets jaunes au lycée, une occasion de parler francophonie

5 Déc, 2018

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A première vue, il est difficile de voir ce qui peut relier le combats des gilets jaunes au thème de la francophonie. Et pourtant, c’est une occasion intéressante d’en parler. Explications.

Revendications des lycéens gilets jaunes

Le mouvement des « gilets jaunes » est un mouvement qui met en avant de nombreuses revendications, parfois contradictoires. Au lycée, l’inquiétude pour l’avenir est un des moteurs, si bien que des lycéens réclament la suppression de Parcoursup, la plateforme d’accès aux études supérieures, ainsi que la baisse des taxes, en tant que futurs conducteurs et l’abrogation de la réforme du lycée. Autre source de révolte qui m’a interpellé : de nombreux lycéens s’offusquent du projet du gouvernement de vouloir mettre en place des droits d’inscriptions à l’université autour de 3000 euros.

Les rendez-vous manqués du français avec l’histoire – 3 – Le Saint-Laurent et la région des Grands Lacs

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1763, date terrible pour l’histoire de la Nouvelle-France puisqu’elle en signe la disparition continentale. Après la guerre de 7 ans, la France négocie pour conserver les îles à sucre (Haïti, Guadeloupe, Martinique) mais cède toute la partie continentale. Elle garde cependant l’île à morues, Saint Pierre-et-Miquelon. A l’époque, l’argent provenant des profits réalisés à Haïti permettait de boucler le budget de l’Etat français. La prospérité amenée par ces îles était considérable. Economiquement, ce n’était pas forcément un mauvais calcul du point de vue de l’époque. On connaît le refrain du Canada, que Rousseau évoque dans Candide en parlant des quelques « arpents de neige » du Canada. On connaît aussi la suite.

Aujourd’hui, on va imaginer les conséquences d’une décision alternative : la France se préoccupe davantage du Nouveau-Monde pendant la guerre de 7 ans ou après. Plusieurs scénarios sont possibles. Bien sûr, on peut affirmer que si l’histoire ne s’est pas déroulée autrement, c’est que ce n’était pas possible, mais parfois l’histoire tient à peu de choses et on va imaginer des petits rouages dans l’histoire telle qu’on la connaît.

Sachons cibler nos priorités !

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Le texte qui suit  est une réponse à un article écrit récemment par un   journaliste sénégalais, M. Konate.  Au départ, ce devait être un simple commentaire; son ampleur l’a destiné à devenir un article de ce blogue, rédigé sous forme de missive.

 

Cher Monsieur Konate

                                                     J’ai lu avec beaucoup d’attention votre article   ( https://www.lequotidien.sn/oif-la-francophonie-a-t-elle-un-avenir/ ) sur l’Organisation Internationale de la Francophonie, ses récentes querelles pour l’élection d’une nouvelle dirigeante à sa tête ainsi que votre juste diatribe à l’encontre de ces Français haut placés qui s’acharnent à singer leurs homologues anglo-saxons, jusqu’à oublier leur propre langue. Vous ne mâchez pas vos mots et vous avez raison !

                                                  Il y a vraiment de quoi désespérer du comportement d’une certaine élite française à s’aplatir devant leurs pairs anglo-saxons ! Derrière vos critiques hélas pleinement justifiées, je devine une personne à la fois triste et en colère, presque à la limite du désespoir. Pourtant, je voudrais vous dire : ne vous fixez pas sur ces comportements et portez vos regards en dehors des couloirs feutrés des ambassades, salles de réunion onusiennes et autres endroits fréquentés par la soi-disant « bonne société ». Des motifs d’espoir vous apparaitront bien réels !

Les centres du monde, les centres d’un monde

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Je réponds ici à deux points du deuxième commentaire de l’article de Marc intitulé : Défense de la langue française, l’anomalie coupable. Ce texte est trop long pour être inséré dans le fil des commentaires de l’article précédent

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Centre du monde, centre d’un monde : Les mondes dominés par la France ou par l’Angleterre

Quand on naît dans un monde dominé par la France, on doit avoir une sorte d’orgueil, qui ne peut plus exister de la même façon que lorsque l’on naît dans un monde dominé par l’Angleterre.

S’il est vrai que l’orgueil que l’on ressent, en tant que Français, est différent de celui que peut ressentir un Britannique par rapport à son Empire, il n’en est pas moins vrai qu’il y a d’autres lieux où l’on se trouve au centre du monde.

Lorsque l’on se promène dans les rues de Londres, en arrivant de Paris, le Français voit immédiatement qu’il passe du centre de gravité d’un monde à un autre.

Défense de la langue française – l’anomalie coupable

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Si je devais citer une chanson pour illustrer la défense de la langue française aujourd’hui, j’évoquerais la « tristitude » (Oldelaf). Et encore,  la tristitude est un euphémisme, on devrait plutôt dire qu »au bout du compte, on se rend compte, qu’on est toujours tout seul au monde » (Starmania). L‘état a fait voter des lois qu’il ne fait pas appliquer, et se repose sur quelques bénévoles. Ce qu’il faudrait, c’est de re-« donner l’envie, l’envie d’avoir envie… » (comme le chantait Johnny Hallyday). Petite touche humoristique pour ne pas complètement déprimer. Quand on veut défendre la langue française, il y a intérêt à avoir le moral, vous allez voir. Vous pensez que c’est la catastrophe ? C’est pire que ça. Petit espoir : si un politique s’emparait de ce sujet, il aurait un boulevard tant la situation est ubuesque. Les outils juridiques sont là, mais rien n’est fait. Il suffirait juste que l’État soit mis en demeure de faire appliquer ses lois.

Petit état des lieux…

Le « en même temps » de M. Macron face à la francophonie

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M. Macron est-il le pire défenseur de la langue française ou son plus fervent promoteur ? Les deux à la fois, mais par stratégie. Explications.

Le prix d’infamie

En tant qu’adhérent d’ALF (association Avenir de la Langue Française), je reçois des bulletins bien écrits et dont les idées sont développées avec mesure et érudition. Dans le bulletin d’avril, on apprend que le prix de la « Carpette anglaise 2017 » a été attribué à Mme Anne Hidalgo. Je ne m’y m’attarde pas, ce n’est pas notre sujet du jour. On y apprend aussi que M. Emmanuel Macron a été pressenti. Surpris ? Le bulletin rappelle ces allocutions en anglais, notamment à l’université Humboldt de Berlin, l’affichage public « One Planet Summit » lors de la conférence. On peut rajouter les « helpers » lors de la campagne présidentielle, le site « Make our Planet great again » ; on trouve d’autres anglicismes en cherchant sur la toile (ou en lisant le bulletin) que je vous épargnerais.