Actualités Francophones

En Algérie, le ministre de l’Enseignement Supérieur estime que le français ne mène nulle part

Ecrit par le 26 Juil, 2019

Le ministre de l’Édu-cation en Algérie n’y va pas avec le dos de la cuillère : « Le français ne vous mène nulle part ! » (Source : Le Point Afrique) « Si on met en ligne les modules enseignés en langue arabe il y a 200 ou 300 millions de personnes qui vont les lire. Si on les...

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Linguistique

Ecrit par le 8 Juil, 2017

L’été dernier, je suis retourné en Irlande. J’y connais une famille irlandaise et j’en ai profité pour réaborder le sujet du gaélique, la langue celte qui était parlée avant l’arrivée de l’anglais. La plus grande propagation de l’anglais s’est...

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Culture francophone

Les quotas de chanson française sont-ils efficaces ?

Ecrit par le 12 Juil, 2019

La chanson française se porte bien, merci ! Il est loin le temps de la disette. Dans les années 80 / 90, les jeunes se tournaient massivement vers les groupes et chansons britanniques ou américains… Quelques groupes et chanteurs français sortaient du lot, tel Téléphone, Indochine ou...

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Derniers articles

En Algérie, le ministre de l’Enseignement Supérieur estime que le français ne mène nulle part

En Algérie, le ministre de l’Enseignement Supérieur estime que le français ne mène nulle part

26 Juil, 2019

5 (100%) 10 vote[s]

L’université d’Alger lors des manifestations contre le président Abdelaziz Bouteflika. (BILLAL BENSALEM / NURPHOTO) (vu sur FranceTV Info)

Le ministre de l’Édu-cation en Algérie n’y va pas avec le dos de la cuillère :

« Le français ne vous mène nulle part ! » (Source : Le Point Afrique)

« Si on met en ligne les modules enseignés en langue arabe il y a 200 ou 300 millions de personnes qui vont les lire. Si on les met en français, personne ne parle français. » (Source : FranceTV Info)

J’ai d’abord été surpris par ces affirmations un peu provocatrices, puis en creusant cela m’a rappelé quelque chose de familier. La problématique de la langue française en Algérie est très proche de celle du Maroc. Les enjeux sont les mêmes, mais avec une issue différente. Dans les deux cas, on a des factions laïques progressistes, et en face, des islamistes conservateurs. Il se trouve que parmi les personnes éduquées et souvent laïques, beaucoup maîtrisent le français. Les islamistes ont donc instrumentalisé depuis un moment les langues pour nuire aux laïcs et asseoir leur pouvoir. Le discours est toujours le même : on est des bons musulmans, et la langue des bons musulmans c’est l’arabe. Le français, c’est la langue des colonisateurs (dit pour disqualifier les laïcs progressistes).

Lorsqu’il y a de l’outrance, cela cache souvent des problèmes personnels qu’on essaie de régler. J’ai donc creusé. Je vous propose un détour par le Maroc pour mieux comprendre les enjeux, puis un argumentaire solide qui disqualifie la portée de ces propos.

Les quotas de chanson française sont-ils efficaces ?

Les quotas de chanson française sont-ils efficaces ?

12 Juil, 2019

4.9 (98.54%) 41 vote[s]

Clara Luciani en 2019

La chanson française se porte bien, merci ! Il est loin le temps de la disette. Dans les années 80 / 90, les jeunes se tournaient massivement vers les groupes et chansons britanniques ou américains… Quelques groupes et chanteurs français sortaient du lot, tel Téléphone, Indochine ou encore Goldman. Mais l’actualité se passait surtout ailleurs, on se devait d’écouter les chansons en langue anglaise. Le français, c’était ringard.

Une première loi arriva en 1986, relative à la liberté de communication (article 28), et instaura des quotas minimaux de diffusion de chanson française (40% dans les radios diffusant des musiques actuelles) sur les radios pour éviter la disparition de la chanson française.

Une autre loi, le 1er février 1994 (dite « Carignon », distincte de la fameuse loi Toubon sur la langue française du 4 août, malgré ce qu’affirment certains articles de journaux de référence), réactualisa cette demande par l’amendement Pelchat. Le CSA a prévu à la suite de cette loi les modalités de son application en signant des conventions avec les radios. On se donnait enfin les moyens d’accompagner vers ce seuil de 40% et de sanctionner. Le 1er janvier 1996 entraient finalement en vigueur les quotas prévus en 1986.

C’était une forme de protectionnisme linguistique, qui s’inscrivait dans la continuité de la notion « d’exception culturelle » (i.e. la culture n’est pas un bien comme les autres). De nombreuses voix s’élevèrent pour critiquer le bien-fondé de cette loi. Certaines autres lois de protectionnisme culturel ont peut-être été peu efficaces (on moquait la francisation de certains termes, comme vacancettes pour remplacer weekend dans la loi Toubon de la même année), mais 25 ans après, on peut affirmer que l’histoire a validé cette forme de protectionnisme que sont les quotas. Essayons de comprendre ce qui s’est passé.

EDUCATION FIRST, puissant lobby anglophile

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                                   Tous les ans, un peu avant la rentrée scolaire de septembre, avez-vous remarqué comme les médias s’en donnent à cœur joie pour critiquer l’Ecole ? C’est l’occasion de mettre en valeur les évaluations PISA (Programme International pour le Suivi des Acquis), toujours plus déprimants à les lire. Bien sûr, on passera sous silence que la France reste dans la moyenne des pays évalués. Pourtant, contrairement à la plupart des autres pays de l’OCDE par exemple, même les plus touchés par la crise de 2008, les conditions de travail s’y sont dégradées et sont parmi les pires : salaires en baisse nette et relative, nombre plus élevé d’élèves par classe, formations continues inexistantes, etc.

                                                                 L’ enseignement des langues n’échappe pas à des comparaisons  forcément désobligeantes : les Français seraient parmi les mauvais élèves de l’Europe. Bien sûr, pas un mot sur le niveau des Anglais (ou des Anglo-saxons en général) en langues étrangères… Implicitement, on les exclut de toute comparaison puisqu’ils sont « en haut de l’échelle » grâce à la puissance de diffusion de leur langue…  Il faudrait un jour s’interroger sur les impacts psychologiques, individuels ou collectifs, qu’une telle hiérarchie implique sur les relations humaines ou inter-étatiques ; mais cela dépasse mon champ de compétences !

                                                                        Parmi toutes les critiques de notre système scolaire, l’une s’invite régulièrement depuis quelques années dans les journaux : les interventions d’une entreprise commerciale, Education First.

SYSTÈME DÉGAGE

5 (100%) 2 vote[s]

                  

                                      

                      Depuis plusieurs semaines, les Algériens manifestent pour réclamer le départ de leur président, M. Boutéflika. Âgé de plus de 82 ans et très affaibli physiquement, ce dernier ose briguer un 5 ième mandat. C’en est évidemment trop pour un peuple et une jeunesse qui étouffent sous les difficultés économiques (même si la situation s’est nettement améliorée depuis 20 ans) et politiques (corruption soutenue dans l’administration, confiscation du pouvoir par une oligarchie étroitement liée aux intérêts de M. Boutéflika).                                   

                        Parmi les slogans que scande la foule des manifestants, l’un d’eux revient régulièrement : Boutéflika Dégage qui s’est transformé rapidement en Système Dégage. Sa notoriété en Algérie et hors de ses frontières sera l’occasion de s’interroger sur la place du français  et  sur ses éventuelles perspectives de développement dans ce pays maghrébin.

Les Gaulois, les Francs et les Vikings

5 (100%) 1 vote[s]

En fait, depuis les Plantagenets qui se déclareront roi de France et roi d’Angleterre (et le seront nominalement jusqu’en 1820 à la mort de Georges III), depuis Aliénor d’Aquitaine, en passant par la période qui débute en 1815, la France est à la remorque de l’Angleterre.

Fachoda, les accords Sykes-Picot : La France n’a plus qu’une semi autonomie diplomatique. Jusqu’à Churchill, proposant l’union des deux pays en 1940 ; sans doute avait-il quelque chose derrière la tête, à savoir absorber l’Empire colonial français dans le Commonwealth.

Journal d’un père de deux francophones défroqués

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Comment sortir du cercle infernal de la poétique des ruines ?

 

Cet article est la suite de la problématique évoquée par
Jean-Marc : http://www.lavoixfrancophone.org/forum/viewtopic.php?f=38&t=1019#p1988

Il s’agit du témoignage concret d’un militant de la francophonie confronté au réel linguistique au sein de sa propre famille.

Mon second fils a passé sa première année de l’équivalent L1 en France ; puis la seconde et la troisième année à Oxford (équivalent L2 et L3). Il parle aussi bien anglais que la reine d’Angleterre parle français. Il se rapproche peu à peu, en anglais, de sa diction royale.
Comment un père aurait-il pu refuser à son fils une telle opportunité ?
Retour en France pour le Master 1, semestre 1, avec un cursus entièrement en anglais. Lui aurais-je fait arrêter ses études, coûteuses en argent pour moi, en temps, en énergie, en ingéniosité, pour lui, sous prétexte que la loi Fioraso n’est pas respectée en l’espèce ? En tant que militant de la francophonie, vais-je aller voir le directeur de son école pour me plaindre ? Solliciter une association de défense de la langue française pour ester en justice ? Imaginez la scène.

Les gilets jaunes au lycée, une occasion de parler francophonie

Les gilets jaunes au lycée, une occasion de parler francophonie

5 Déc, 2018

5 (100%) 77 vote[s]

A première vue, il est difficile de voir ce qui peut relier le combats des gilets jaunes au thème de la francophonie. Et pourtant, c’est une occasion intéressante d’en parler. Explications.

Revendications des lycéens gilets jaunes

Le mouvement des « gilets jaunes » est un mouvement qui met en avant de nombreuses revendications, parfois contradictoires. Au lycée, l’inquiétude pour l’avenir est un des moteurs, si bien que des lycéens réclament la suppression de Parcoursup, la plateforme d’accès aux études supérieures, ainsi que la baisse des taxes, en tant que futurs conducteurs et l’abrogation de la réforme du lycée. Autre source de révolte qui m’a interpellé : de nombreux lycéens s’offusquent du projet du gouvernement de vouloir mettre en place des droits d’inscriptions à l’université autour de 3000 euros.

Les rendez-vous manqués du français avec l’histoire – 3 – Le Saint-Laurent et la région des Grands Lacs

5 (100%) 4 vote[s]

1763, date terrible pour l’histoire de la Nouvelle-France puisqu’elle en signe la disparition continentale. Après la guerre de 7 ans, la France négocie pour conserver les îles à sucre (Haïti, Guadeloupe, Martinique) mais cède toute la partie continentale. Elle garde cependant l’île à morues, Saint Pierre-et-Miquelon. A l’époque, l’argent provenant des profits réalisés à Haïti permettait de boucler le budget de l’Etat français. La prospérité amenée par ces îles était considérable. Economiquement, ce n’était pas forcément un mauvais calcul du point de vue de l’époque. On connaît le refrain du Canada, que Rousseau évoque dans Candide en parlant des quelques « arpents de neige » du Canada. On connaît aussi la suite.

Aujourd’hui, on va imaginer les conséquences d’une décision alternative : la France se préoccupe davantage du Nouveau-Monde pendant la guerre de 7 ans ou après. Plusieurs scénarios sont possibles. Bien sûr, on peut affirmer que si l’histoire ne s’est pas déroulée autrement, c’est que ce n’était pas possible, mais parfois l’histoire tient à peu de choses et on va imaginer des petits rouages dans l’histoire telle qu’on la connaît.