Les gilets jaunes au lycée, une occasion de parler francophonie

Les gilets jaunes au lycée, une occasion de parler francophonie

5 Déc, 2018

A première vue, il est difficile de voir ce qui peut relier le combats des gilets jaunes au thème de la francophonie. Et pourtant, c’est une occasion intéressante d’en parler. Explications.

Revendications des lycéens gilets jaunes

Le mouvement des « gilets jaunes » est un mouvement qui met en avant de nombreuses revendications, parfois contradictoires. Au lycée, l’inquiétude pour l’avenir est un des moteurs, si bien que des lycéens réclament la suppression de Parcoursup, la plateforme d’accès aux études supérieures, ainsi que la baisse des taxes, en tant que futurs conducteurs et l’abrogation de la réforme du lycée. Autre source de révolte qui m’a interpellé : de nombreux lycéens s’offusquent du projet du gouvernement de vouloir mettre en place des droits d’inscriptions à l’université autour de 3000 euros.

Les rendez-vous manqués du français avec l’histoire – 3 – Le Saint-Laurent et la région des Grands Lacs

1763, date terrible pour l’histoire de la Nouvelle-France puisqu’elle en signe la disparition continentale. Après la guerre de 7 ans, la France négocie pour conserver les îles à sucre (Haïti, Guadeloupe, Martinique) mais cède toute la partie continentale. Elle garde cependant l’île à morues, Saint Pierre-et-Miquelon. A l’époque, l’argent provenant des profits réalisés à Haïti permettait de boucler le budget de l’Etat français. La prospérité amenée par ces îles était considérable. Economiquement, ce n’était pas forcément un mauvais calcul du point de vue de l’époque. On connaît le refrain du Canada, que Rousseau évoque dans Candide en parlant des quelques « arpents de neige » du Canada. On connaît aussi la suite.

Aujourd’hui, on va imaginer les conséquences d’une décision alternative : la France se préoccupe davantage du Nouveau-Monde pendant la guerre de 7 ans ou après. Plusieurs scénarios sont possibles. Bien sûr, on peut affirmer que si l’histoire ne s’est pas déroulée autrement, c’est que ce n’était pas possible, mais parfois l’histoire tient à peu de choses et on va imaginer des petits rouages dans l’histoire telle qu’on la connaît.

Défense de la langue française – l’anomalie coupable

Si je devais citer une chanson pour illustrer la défense de la langue française aujourd’hui, j’évoquerais la « tristitude » (Oldelaf). Et encore,  la tristitude est un euphémisme, on devrait plutôt dire qu »au bout du compte, on se rend compte, qu’on est toujours tout seul au monde » (Starmania). L‘état a fait voter des lois qu’il ne fait pas appliquer, et se repose sur quelques bénévoles. Ce qu’il faudrait, c’est de re-« donner l’envie, l’envie d’avoir envie… » (comme le chantait Johnny Hallyday). Petite touche humoristique pour ne pas complètement déprimer. Quand on veut défendre la langue française, il y a intérêt à avoir le moral, vous allez voir. Vous pensez que c’est la catastrophe ? C’est pire que ça. Petit espoir : si un politique s’emparait de ce sujet, il aurait un boulevard tant la situation est ubuesque. Les outils juridiques sont là, mais rien n’est fait. Il suffirait juste que l’État soit mis en demeure de faire appliquer ses lois.

Petit état des lieux…

Le « en même temps » de M. Macron face à la francophonie

M. Macron est-il le pire défenseur de la langue française ou son plus fervent promoteur ? Les deux à la fois, mais par stratégie. Explications.

Le prix d’infamie

En tant qu’adhérent d’ALF (association Avenir de la Langue Française), je reçois des bulletins bien écrits et dont les idées sont développées avec mesure et érudition. Dans le bulletin d’avril, on apprend que le prix de la « Carpette anglaise 2017 » a été attribué à Mme Anne Hidalgo. Je ne m’y m’attarde pas, ce n’est pas notre sujet du jour. On y apprend aussi que M. Emmanuel Macron a été pressenti. Surpris ? Le bulletin rappelle ces allocutions en anglais, notamment à l’université Humboldt de Berlin, l’affichage public « One Planet Summit » lors de la conférence. On peut rajouter les « helpers » lors de la campagne présidentielle, le site « Make our Planet great again » ; on trouve d’autres anglicismes en cherchant sur la toile (ou en lisant le bulletin) que je vous épargnerais.

Les rendez-vous manqués du français avec l’Histoire – 2 – La Guerre de Succession d’Autriche

On a tendance à ressasser les défaites qui auraient pu être évitées (Waterloo, Trafalgar, Azincourt…). On en oublie les victoires effectives. En 1740, l’Europe se retrouve en guerre à cause de la succession d’Autriche. Sur l’échiquier, les Français sont alliés à la Prusse, contre l’Angleterre, les Pays-Bas et l’Autriche, l’une des grandes puissances d’alors.

 

Déroulement de la Guerre de Succession d’Autriche

La première partie de la guerre est marquée par des défaites, mais la tendance s’inverse à partir de 1743. Je me suis efforcé de faire apparaître sur une carte toutes les villes qui ont effectivement été prises par les Français. En 1747, les troupes françaises sont devant la forteresse Berg-Op-Zoom, à l’entrée des Pays-Bas. La forteresse est jugée imprenable par les Pays-Bas et les Anglais qui ne s’inquiètent pas. Une attaque surprise permet cependant aux Français de prendre la ville, ce qui ouvre les portes des Pays-Bas. C’est la stupéfaction en Europe, la France peut prétendre annexer la Belgique et une partie des Pays-Bas.

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