Les Gaulois, les Francs et les Vikings

En fait, depuis les Plantagenets qui se déclareront roi de France et roi d’Angleterre (et le seront nominalement jusqu’en 1820 à la mort de Georges III), depuis Aliénor d’Aquitaine, en passant par la période qui débute en 1815, la France est à la remorque de l’Angleterre.

Fachoda, les accords Sykes-Picot : La France n’a plus qu’une semi autonomie diplomatique. Jusqu’à Churchill, proposant l’union des deux pays en 1940 ; sans doute avait-il quelque chose derrière la tête, à savoir absorber l’Empire colonial français dans le Commonwealth.

Journal d’un père de deux francophones défroqués

Comment sortir du cercle infernal de la poétique des ruines ?

 

Cet article est la suite de la problématique évoquée par
Jean-Marc : http://www.lavoixfrancophone.org/forum/viewtopic.php?f=38&t=1019#p1988

Il s’agit du témoignage concret d’un militant de la francophonie confronté au réel linguistique au sein de sa propre famille.

Mon second fils a passé sa première année de l’équivalent L1 en France ; puis la seconde et la troisième année à Oxford (équivalent L2 et L3). Il parle aussi bien anglais que la reine d’Angleterre parle français. Il se rapproche peu à peu, en anglais, de sa diction royale.
Comment un père aurait-il pu refuser à son fils une telle opportunité ?
Retour en France pour le Master 1, semestre 1, avec un cursus entièrement en anglais. Lui aurais-je fait arrêter ses études, coûteuses en argent pour moi, en temps, en énergie, en ingéniosité, pour lui, sous prétexte que la loi Fioraso n’est pas respectée en l’espèce ? En tant que militant de la francophonie, vais-je aller voir le directeur de son école pour me plaindre ? Solliciter une association de défense de la langue française pour ester en justice ? Imaginez la scène.

Les centres du monde, les centres d’un monde

Je réponds ici à deux points du deuxième commentaire de l’article de Marc intitulé : Défense de la langue française, l’anomalie coupable. Ce texte est trop long pour être inséré dans le fil des commentaires de l’article précédent

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Centre du monde, centre d’un monde : Les mondes dominés par la France ou par l’Angleterre

Quand on naît dans un monde dominé par la France, on doit avoir une sorte d’orgueil, qui ne peut plus exister de la même façon que lorsque l’on naît dans un monde dominé par l’Angleterre.

S’il est vrai que l’orgueil que l’on ressent, en tant que Français, est différent de celui que peut ressentir un Britannique par rapport à son Empire, il n’en est pas moins vrai qu’il y a d’autres lieux où l’on se trouve au centre du monde.

Lorsque l’on se promène dans les rues de Londres, en arrivant de Paris, le Français voit immédiatement qu’il passe du centre de gravité d’un monde à un autre.

Au revoir Johnny

Deux conceptions du droit en matière d’héritage s’opposent :

Le droit français qui dit que les héritiers sont obligatoirement les enfants. Un parent ne peut pas déshériter ses enfants, même s’il peut léguer à qui il veut une petite part de ses biens. C’est ce qu’on appelle la quotité disponible. Exemple : Deux enfants, 1/3 au minimum pour chacun des deux enfants et 1/3 « libre » (» quotité disponible »). Trois enfants : 25 % chacun et 25 % de quotité disponible, et ainsi de suite.

Aux États-Unis d’Amérique, « pays de la liberté », les parents peuvent léguer à n’importe qui leur patrimoine et donc, en conséquence, littéralement déshériter leurs enfants. Et léguer, par exemple, l’entièreté de leur fortune à leur chien. Toutes les excentricités sont possibles.

Les rendez-vous manqués 1 & 2 : Commentaires

 

Je reste toujours ébahi devant cette cascade de dégringolades (et ce n’est pas fini !).

Ébahi, oui, depuis l’enfance avec les premières leçons d’Histoire (la Préhistoire étant négligée en Primaire) :
Leçon 1 :  Nos ancêtres les Gaulois (qui vivaient dans des huttes basses).
Leçon 2, sans transition : Alésia.
Ça commençait très fort.

À une époque (le milieu des années 50) où les Français sortaient de l’Occupation (le temps de mon père, travailleur requis en Allemagne), et n’étaient pas encore tout à fait sortis de la Première Guerre mondiale (le temps de mon grand-père, quatre années dans les tranchées).
Sans oublier la défaite humiliante de 1870 (mon arrière-grand-père). 
J’ai débuté ma carrière d’amateur d’Histoire dans une France meurtrie, quasiment par nature ; ce n’était pas très stimulant pour faire éclore le sentiment de patriotisme.
Lorsque Charles De Gaulle est arrivé au pouvoir en 1958, cela correspondait à mon entrée au Collège : lorsqu’il parlait de « la grandeur de la France », franchement je ne voyais pas ; je comparais cette France déclassée avec les civilisations de Sumer, de Babylone, d’Égypte, que l’on étudiait en classe de Sixième.
Et puis la guerre de Cent Ans, aussi longue que triste, et qui commence très mal, sauf à la fin. Encore aujourd’hui, l’implantation des résidences secondaires britanniques est corrélée avec les limites de l’empire des  Plantagenêt (à l’exception de quatre départements). [Cliquer pour agrandir]