Les centres du monde, les centres d’un monde

Je réponds ici à deux points du deuxième commentaire de l’article de Marc intitulé : Défense de la langue française, l’anomalie coupable. Ce texte est trop long pour être inséré dans le fil des commentaires de l’article précédent

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Centre du monde, centre d’un monde : Les mondes dominés par la France ou par l’Angleterre

Quand on naît dans un monde dominé par la France, on doit avoir une sorte d’orgueil, qui ne peut plus exister de la même façon que lorsque l’on naît dans un monde dominé par l’Angleterre.

S’il est vrai que l’orgueil que l’on ressent, en tant que Français, est différent de celui que peut ressentir un Britannique par rapport à son Empire, il n’en est pas moins vrai qu’il y a d’autres lieux où l’on se trouve au centre du monde.

Lorsque l’on se promène dans les rues de Londres, en arrivant de Paris, le Français voit immédiatement qu’il passe du centre de gravité d’un monde à un autre.

Au revoir Johnny

Deux conceptions du droit en matière d’héritage s’opposent :

Le droit français qui dit que les héritiers sont obligatoirement les enfants. Un parent ne peut pas déshériter ses enfants, même s’il peut léguer à qui il veut une petite part de ses biens. C’est ce qu’on appelle la quotité disponible. Exemple : Deux enfants, 1/3 au minimum pour chacun des deux enfants et 1/3 « libre » (» quotité disponible »). Trois enfants : 25 % chacun et 25 % de quotité disponible, et ainsi de suite.

Aux États-Unis d’Amérique, « pays de la liberté », les parents peuvent léguer à n’importe qui leur patrimoine et donc, en conséquence, littéralement déshériter leurs enfants. Et léguer, par exemple, l’entièreté de leur fortune à leur chien. Toutes les excentricités sont possibles.

Les rendez-vous manqués 1 & 2 : Commentaires

 

Je reste toujours ébahi devant cette cascade de dégringolades (et ce n’est pas fini !).

Ébahi, oui, depuis l’enfance avec les premières leçons d’Histoire (la Préhistoire étant négligée en Primaire) :
Leçon 1 :  Nos ancêtres les Gaulois (qui vivaient dans des huttes basses).
Leçon 2, sans transition : Alésia.
Ça commençait très fort.

À une époque (le milieu des années 50) où les Français sortaient de l’Occupation (le temps de mon père, travailleur requis en Allemagne), et n’étaient pas encore tout à fait sortis de la Première Guerre mondiale (le temps de mon grand-père, quatre années dans les tranchées).
Sans oublier la défaite humiliante de 1870 (mon arrière-grand-père). 
J’ai débuté ma carrière d’amateur d’Histoire dans une France meurtrie, quasiment par nature ; ce n’était pas très stimulant pour faire éclore le sentiment de patriotisme.
Lorsque Charles De Gaulle est arrivé au pouvoir en 1958, cela correspondait à mon entrée au Collège : lorsqu’il parlait de « la grandeur de la France », franchement je ne voyais pas ; je comparais cette France déclassée avec les civilisations de Sumer, de Babylone, d’Égypte, que l’on étudiait en classe de Sixième.
Et puis la guerre de Cent Ans, aussi longue que triste, et qui commence très mal, sauf à la fin. Encore aujourd’hui, l’implantation des résidences secondaires britanniques est corrélée avec les limites de l’empire des  Plantagenêt (à l’exception de quatre départements). [Cliquer pour agrandir]

La fin de la Bretagne romaine (3)

De l’influence du britto-latin (et donc du Brythonic ancien)

 

La présence impressionnante de mots d’origine latine en Anglais est souvent attribuée à l’influence du Français introduit après la conquête normande en 1066. Elle est si importante qu’elle ferait douter de la pertinence de la classification de l’Anglais dans la famille des langues germaniques, car quel que soit le facteur considéré : lexical, morphologique ou phonologique, les différences avec les autres langues de ce groupe paraissent considérables.

Ainsi est il admis que la proximité lexicale du français et de l’anglais se manifeste de manière remarquable, de 50 à 70 % du vocabulaire anglais courant est d’origine latine, même si cela dépend du niveau de langue considéré, « populaire » ou plus « universitaire » et du contexte d’usage : familier, professionnel, professoral ou journalistique.

La fin de la Bretagne romaine (2)

État partiel de la recherche sur l’influence celtique en Anglais

 

Des générations d’archéologues ont expliqué la longue connivence culturelle entre les populations installées des deux côtés de la manche. Ainsi, depuis le néolithique et ses réalisations mégalithiques et durant l’age du Bronze atlantique d’intenses relations commerciales sont attestées. Mais rien n’indique ou n’infirme qu’une langue unique ait alors été utilisée lors de ces échanges.

Des recherches récentes situent l’ethnogenèse « celtique » non plus dans les vallées et sur les contreforts septentrionaux des Alpes mais plutôt sur la côte atlantique entre l’age du bronze final et l’age du fer (Alinéi et al. PCP 1996 – 2002). Si ces hypothèses sont fondées, il est probable que des langues relativement parentes aient pu se propager lentement le long des côtes atlantiques de l’Europe. Concernant le peuplement celtique de l’archipel britannique, la théorie « invasionniste » classique (H. Hubert 1932) elle-même, situait les arrivées successives des Gaels, des Pietés et des Bretons, à partir du milieu du 2nd millénaire avant l’ère commune, mais en provenance de la côte sud orientale de la mer du Nord. Les deux grandes théories concurrentes s’accordent donc au minimum sur la présence des langues celtiques dans les îles britanniques dès l’age du bronze atlantique (3300 YBP).

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