Le Mali, centre musical mondial

Le Mali, pôle musical de premier ordre

Il existe plusieurs pôles musicaux dans le monde : l’Angleterre, la France, les États-Unis, les pays hispaniques et les pays scandinaves (en anglais) sont ceux qui défendent le mieux leur industrie musicale. Mais la musique existe aussi en dehors de l’industrie musicale et d’autres lieux de mélange et de créativité existent… comme le Mali, dont la tradition musicale et vocale (les griots) est très ancienne. C’est aussi l’une des patries de la kora, cet instrument à cordes ancestral.

Pour ceux qui connaissent Youssou N’Dour, un auteur-compisteur-interprète qui vient du Sénégal connu notamment pour son duo avec Neneh Cherry : « 7 Seconds », on ne peut pas parler de pôle musical sénégalais vu de France, car trop peu d’artistes sénégalais se sont fait connaître comme le fruit d’une tradition musicale locale. Il faut au moins deux individus pour commencer à faire une généralité…

En ce qui concerne le Mali, la qualité et le nombre des artistes qui en sont issus est assez étonnante. cela fait plusieurs fois que j’entends parler de ce foyer de création par différents artistes qui l’incarnent ; la particularité y est une tradition qui semble séculaire et de qualité, et qui s’est épanouie à l’abri de l’influence occidentale. C’est donc une singularité tout à fait remarquable et intéressante que la musique malienne. Je vous propose donc de vous faire découvrir quelques artistes coup de coeur à travers lesquels s’exprime cette singularité.

Évasion musicale avec Anis et Tom Frager

Évasion musicale avec Anis et Tom Frager

20 Nov, 2016

Brexit, élection de Donald Trump, terrorisme et sécurité à la une, multiplication des candidats aux programme parfois déconcertants, arrivée d’animateur à la réputation douteuse, qui à défaut de faire arriver de nouveaux téléspectateurs, a réussi à faire partir de nombreux journalistes attachés à certains principes…Vous avez parfois l’impression que l’information sensationnelle remplace l’information tout court et que l’opinion publique gouverne en lieu et place de la raison publique. Il y a parfois de quoi être perplexe.

D’ailleurs, pour approfondir cette arrivée de Morandini, elle va s’accompagner d’une anglicisation du nom de la chaîne de télé qui passe de « I Télé » à « CNews »… n’y voyez aucun lien, ou si : celui de l’affirmation de la possession de l’argent comme justification de tout.

Les Higelin et la langue française : analyse d’un retour au français

Dans cet article, je veux vous montrer que « d’interdire » de chanter en anglais à des chanteurs français ou de leur mettre la pression, pour des défenseurs de la francophonie, n’est pas forcément la meilleure solution pour la chanson française, outre le problème de liberté que cela pose.

Jacques Higelin, l’interprète du renversant « Tombé du Ciel », a toujours chanté en français. Sa fille s’est lancée il y a quelques années dans la chanson mais en anglais. Nos amis de l’AFRAV étaient consternés que son père ne l’incite pas à chanter français, souvenez-vous :

Vous pouvez bien sûr

La voix francophone vous explique Charlie

Difficile de passer Charliedessin1à côté des tragiques évènements récents. Fidèle à la vocation de notre site, nous allons en profiter pour faire oeuvre de pédagogie envers les francophones non français qui n’auraient jamais entendu parler de Charlie Hebdo jusqu’à aujourd’hui.

Charlie Hebdo, tout d’abord, c’est une institution : c’est un journal qui a une influence beaucoup plus large que son tirage  ne pourrait le suggérer parce qu’il représente un courant de pensée assez unique dans le paysage médiatique. On pourrait dire que c’est un journal d’extrême-gauche, mais on pourrait aussi dire que c’est un journal qui se caractérise par le fait qu’il se permet de rire de tout, y compris des sujets les plus graves (on a ainsi pu voir des caricatures qui essaient de faire rire à chaud autour des tragiques évènements récents, comme celles dans cet article). Il est un peu héritier de mai 68 dans le sens où s’il est de mauvais ton de parler d’un sujet, ses journalistes et caricaturistes vont s’en donner à coeur joie, fidèle à la devise du journal Le Canard Enchaîné, dans lequel interviennent certains journalistes de Charlie Hebdo : « La liberté d’expression ne s’use que si l’on ne s’en sert pas ».

Comment endormir son enfant ? La réponse en chansons

Comment endormir bébé ? La recette !

Il est né le divin enfant, c’est merveilleux ! … mais il ne veut pas dormir, le coquinou. Il ne vous voit tout d’abord pas, sa vision n’est pas encore affûtée, et quand vous essayez de lui parler, il ne vous entend pas car il est en train de crier. Jusqu’ici vous aviez essayé de lui chanter des comptines et des berceuses, mais au bout d’une demi heure à une heure d’efforts, un son de trompette vous signale une couche à changer et réduit à néant vos efforts. Tout est à recommencer mais tel un Sisyphe des temps modernes (un Sisyphe 2.0), vous reprenez vos efforts (infructueux) de père modèle et attentionné et recommencez une berceuse. Qui sortira vainqueur de ce combat de titans entre Papa et son fils ? La réponse (suspense !) avec Bénabar (il ne vaut mieux pas que le bébé comprenne les paroles) :

Bénabar – La Berceuse (2005)

 

Puis au fil des jours et des premières semaines, il prend conscience de votre voix, regarde votre bouche prononcer des mots qu’il ne comprend pas… à moins que ? mais il est fasciné. Là vous comprenez que vous avez un pouvoir sur lui, c’est le moment de l’utiliser. Les sons brefs l’étonnent, les voyelles qui s’allongent retiennent son attention. Vous faîtes des grimaces en chantant Patrick Bruel, il rigole ou chouine (selon les moments et selon la justesse de votre voix), mais quand vous chantez une maison bleue qui s’adosse à la colline (Maxime Le Forestier) (cliquez ici pour une version surprenante et poétique), il a l’air plus attentif. Des voyelles qui s’étirent, une mélodie douce, la recette de la berceuse idéale vous apparaît, c’est LA solution à vos problèmes. Vous n’avez plus les vieux vinyles de vos parents alors vous allumez votre ordinateur portable et retrouvez les paroles d’une chanson douce que vous chantait votre maman :

Une histoire… agricole de la chanson française

Voici une histoire atypique de la chanson française…! Commençons par le début…

L’âge des petits producteurs de la chanson

 

Longtemps, les semeurs de chanson française ont prospéré en France, et les différentes variétés donnaient des récoltes de qualité qui n’épuisaient pas la créativité de l’esprit humain. Au contraire, ils l’enrichissaient d’un humus invisible à l’œil nu, humus composé d’un mélange d’esprit, de jeux de mots et de références culturelles. Cet humus active l’activité du sous-sol intellectuel de nos terroirs français, et le fertilise, assurant la pérennité de cultures de qualité.

Malheureusement, à la suite de la seconde guerre mondiale, le lobby des grands champsonniers américains déverse sur la France sa surproduction à prix cassé. Les prix baissent, la production française est déstabilisée, elle manque de s’écrouler. L’industrie des champsonniers français, pour faire face à la concurrence, lance donc des espèces hybrides, comme notamment le Johnny Hallyday ou le Eddy Mitchell. Ces espèces s’appuient sur des souches d’origine françaises, très résistantes, mais le rendement est amélioré grâce à différents engrais culturels américains (C’est ainsi que l’on a conçu la banane de Dick Rivers, banane hybride franco-américaine). Aujourd’hui encore, on récolte les fruits de ces récoltes au gré des albums qui sortent de terre.

Anecdote rigolote : malgré un des plus gros rendements au monde pour le Johnny Hallyday ou le Claude François, la production a été jugée insuffisante par certains. Pour pallier à cet inconvénient, on a longtemps eu recours au clonage (en langage spécialisé, on parle de sosie).

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