Europe, Méditerranée et francophonie

Des développements possibles pour le français : Europe et Méditerranée

Si le Royaume-Uni quittait l’Europe, on pourrait imaginer un basculement linguistique au niveau de la commission, car le socle de locuteurs anglophones maternels se retrouverait très réduit (essentiellement la République d’Irlande, soit environ 4,7 millions d’habitants).

Regardons les cartes suivantes :

Carte des pays/régions membres de la Francophonie, des membres associés, et observateurs

Le français dans les pays anglophones

(Publié sur lefrançaisenpartage le 29-07-2013)

Royaume-Uni et Irlande

 D’après une étude de l’Union Européenne, le français est la première langue étrangère apprise au Royaume-Uni et en Irlande. Elle y est parlée par respectivement 23% et 20%. D’après cette même étude, 62% des Britanniques et 58% des Irlandais pensent que le français est la plus utile des langues (en dehors de leur propre langue) pour leur carrière et leur développement personnel, et lorsqu’il s’agit de la langue qu’ils voudraient que leurs enfants apprennent en priorité, ils placent le français à 71% (RU) et 64% (Irl).

Le site wikipedia rajoute que les 23% de Britanniques qui parlent le français s’expliquent par : sa popularité comme langue à l’école, le nombre de Français au Royaume-Uni (300 000) et les immigrés originaires d’Afrique Noire qui le parlent comme première ou deuxième langue.

Sources :

http://ec.europa.eu/public_opinion/archives/ebs/ebs_243_en.pdf, p. 14 ; p. 33

http://en.wikipedia.org/wiki/Languages_of_the_United_Kingdom#cite_note-6

États-Unis

En 2010, 2,1 millions d’Américains déclaraient parler le français (1,6 millions), ou un créole à base de français (0,5 million, pour les Cajuns et les Haïtiens notamment) à la maison. Le français est notamment parlé en Louisiane et dans le Nord-Est (Vermont, Maine, New-Hampshire), c’est-à-dire à proximité du Canada (Québec et Nouveau-Brunswick). En 2008, 117 076 citoyens français résidaient aux États-Unis. Plus de 13 millions d’Américains se déclarent d’origine française (5,3% du total).

Population francophone des Etats et Gouvernements de la Francophonie en Europe

(Publié sur lefrançaisenpartage le 27-01-2011)

Population francophone des États et Gouvernements de la Francophonie en Europe

Zone/pays Population en 2010 Francophones Pourcentage Francophones partiels Pourcentage
Europe
Europe centrale et orientale
Albanie 3 169 000 316 900 10%
Bulgarie 7 497 000 301 100 4% 249 500 3%
Croatie 4 410 000 24 300 0,6% 107 700 2%
Ex-Rép. Yougoslave de Macédoine 2 043 000 150 000 7% 80 000 4%
Hongrie 9 973 000 40 200 0,4% 46 400 0,5%
Lettonie 2 240 000 20 800 0,9%
Lituanie 3 255 000 67 000 2% 61 200 3%
Moldavie 3 576 000 894 000 25%
Pologne 38 038 000 447 800 1% 622 500 2%
Rép. tchèque 10 411 000 153 900 1,5% 93 600 0,9%
Roumanie 21 190 000 1 853 000 9% 2 903 100 14%
Serbie 9 856 000 ND
Slovaquie 5 412 000 75 500 1% 46 400 0,9%
Slovénie 2 025 000 38 600 2% 34 400 2%
Ukraine 45 436 000 285 800 0,6%
Europe de l’Ouest
Andorre 87 000 34 900 40% 26 100 30%
Autriche 8 387 000 406 400 5% 497 200 6%
Belgique (total) 10 698 000 6 838 100 64% 1 405 800 13%
Comm. Française de Belgique 4 505 000 4 415 000 98%
Chypre 880 000 36 600 4% 73 800 8%
France (métropole) 62 637 000 62 483 600 100%
Grève 11 183 000 415 300 4% 475 200 4%
Luxembourg 492 000 352 800 72% 87 000 18%
Monaco 33 000 25 800 78%
Suisse 7 597 000 3 827 300 50% 1 599 300 21%

 

Vers une scission de la Belgique ?

(Publié le 14-06-2010 sur lefrançaisenpartage)

J’essaie de suivre de près l’évolution (politique surtout, et par ricochet, un peu linguistique) en Belgique, et je vais essayer de démêler un peu tout ce qui se dit.

Résultats des élections

Tout d’abord, ce qui se constate, c’est la victoire dans la partie flamande d’un homme qui incarne un désir d’indépendance de la Flandre, Bart de Wever. Avec environ 30% de voix dans la partie flamande, son parti arrive en tête en Flandre. Du côté wallon, c’est le parti socialiste d’Elio di Rupo qui arrive en tête. Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que pour faire un gouvernement, il faut une majorité et qu’en Belgique, les partis politiques se déclinent par appartenance linguistique puis (ou avant; comme on veut) en appartenance politique. Pour faire une coalition, c’est donc un peu complexe pour avoir un peu de cohérence, surtout quand il y a des autonomistes, ou régionaliste (ou ce que l’on veut…) d’un côté, dont on ne retrouve pas le pendant de l’autre côté. Car les wallons sont moins enclins à demander l’indépendance car le statut quo linguistique est en leur faveur (c’est mon analyse, que l’on peut retrouver ici).

Analyse des résultats

Une fois le contexte rappelé, essayons de répondre à la question titre. Ce qu’il faut bien voir, c’est que Bart de Wever, même s’il représente 30 % des électeurs de Flandre, est loin de représenter la majorité des belges car, la Flandre n’étant pas pourvue d’un gouvernement autonome, ne peut déclarer son indépendance (dans la logique institutionnelle) sans l’accord des francophones, à moins de rassembler quasiment 100 % des flamands derrière lui.

  Il y a 1 commentaire sur le forum.