Saint-Martin, Saint-Barthélémy ou la francophonie molle

 

Saint- Martin, Saint- Barthélémy

L’actualité récente a fait découvrir à beaucoup de Français l’existence même de ces deux îles. En effet, le 6 septembre 2017, après le passage de l’ouragan Irma, Saint-Barthélémy et Saint-Martin étaient brutalement sortis de l’anonymat pour une majorité de nos concitoyens. Comme ces territoires sont des collectivités d’outre-mer françaises, l’Etat français est intervenu vigoureusement dans l’organisation des secours et les médias ont largement relayé pendant des semaines ces efforts. Des reportages nous montraient ainsi de « nouveaux » francophones, perdus dans la mer des Caraïbes.

Francophones vraiment ?

Guerre des langues en Suisse alémanique

Nous avons souvent évoqué sur ce blogue la guerre que se livrent les langues dans différentes parties du monde. Ainsi, les Anglo-saxons saxons tentent-ils de substituer l’anglais au français en Afrique, avec succès au Rwanda et de manière de plus en plus appuyée dans l’Est de la République Démocratique du Congo. Mais cette confrontation entre le français et l’anglais se joue aussi aux portes de la France, plus précisément en Suisse alémanique (germanophone). Cette situation de « tension linguistique » n’est pas nouvelle mais elle s’est réaffirmée dernièrement, dimanche 21 mai 2017, sur ce territoire helvétique à l’occasion d’un référendum organisé dans le canton de Zurich. La question posée était : faut-il continuer à enseigner deux langues autres que l’allemand dans le primaire ? Le vrai enjeu implicite était en fait : faut-il continuer à enseigner le français en primaire ou garder uniquement l’anglais ?

Pour comprendre les enjeux, un résumé de la situation de l’apprentissage des langues en Suisse s’impose.

Jean-Luc Mélenchon fait du bien à la francophonie

Jean-Luc Mélenchon fait du bien à la francophonie

9 Avr, 2017

Quelle surprise ! Après avoir eu l’impression de prêcher un peu dans le désert pendant des années, voilà qu’une bonne partie des idées et arguments défendus sur ce blogue sont repris par Jean-Luc Mélenchon dans une émission grand public : le « On n’est pas couché » du 8 avril. Cela mérite d’y revenir.

Retour sur notre combat

Déjà, notre choix tactique, sur ce blogue, c’est de s’adresser à des convaincus et de leur faire gagner du temps en leur fournissant des arguments, des données, des chiffres et des analyses. On avait aussi choisi de se faire l’écho des bonnes nouvelles, car pendant longtemps, la francophonie était directement synonyme de langue du passé, de colonialisme, de réactionnaire, de trop compliquée, et on ne pouvait rien dire d’autre. La langue anglaise serait-elle indemne de ces défauts ?

Nous nous sommes attachés à déconstruire ces représentations (la langue anglaise est très compliquée dès qu’on a passé les débuts, c’est une langue bourrée d’exceptions ; quant au colonialisme, on sait bien que les Etats-Unis sont un pays qui se sont bâtis sur le génocide d’un peuple et l’exploitation d’un autre ; il ne s’agit pas de les critiquer aujourd’hui pour des fautes passées, mais d’être raisonnables et équitables dans ses jugements). Par ailleurs, nous avons cherché à nous concentrer sur ce qui fonctionne plutôt que de nous laisser dicter les termes du débat par les gens hostiles à l’épanouissement de notre langue, à sa vivacité, à son utilisation.

La voix francophone vous explique Charlie

Difficile de passer Charliedessin1à côté des tragiques évènements récents. Fidèle à la vocation de notre site, nous allons en profiter pour faire oeuvre de pédagogie envers les francophones non français qui n’auraient jamais entendu parler de Charlie Hebdo jusqu’à aujourd’hui.

Charlie Hebdo, tout d’abord, c’est une institution : c’est un journal qui a une influence beaucoup plus large que son tirage  ne pourrait le suggérer parce qu’il représente un courant de pensée assez unique dans le paysage médiatique. On pourrait dire que c’est un journal d’extrême-gauche, mais on pourrait aussi dire que c’est un journal qui se caractérise par le fait qu’il se permet de rire de tout, y compris des sujets les plus graves (on a ainsi pu voir des caricatures qui essaient de faire rire à chaud autour des tragiques évènements récents, comme celles dans cet article). Il est un peu héritier de mai 68 dans le sens où s’il est de mauvais ton de parler d’un sujet, ses journalistes et caricaturistes vont s’en donner à coeur joie, fidèle à la devise du journal Le Canard Enchaîné, dans lequel interviennent certains journalistes de Charlie Hebdo : « La liberté d’expression ne s’use que si l’on ne s’en sert pas ».

La loi Toubon, 20 ans après : journée d’étude

Le 13 octobJacques Toubon, nommé Défenseur des droits, à Paris le 16 juillet 2014re 2014 a eu lieu au Sénat une journée d’études sur les 20 ans de la loi sur l’emploi de la langue française, dite « loi Toubon ». J’ai eu l’honneur, et à travers moi La Voix Francophone, d’y être invité, en plus d’environ 150 autres personnes. La liste des interventions a été un peu bousculée : les intervenants du matin ont dépassé leur temps alloué, et l’intervention de la ministre de la Culture et de la Communication, Mme Fleur Pellerin, prévue pour 17h30 a obligé les intervenants de l’après-midi à raccourcir, parfois à amputer leur temps de parole. Dommage ! On aurait voulu entendre plus longuement certains intervenants tels François Taillandier, Pouria Amirshahi ou Jean-Marc Lévy-Leblond. 

Le CV des intervenant était prestigieux, j’ai découvert des artisans de l’ombre, d’autres étaient plus connus. Si vous avez peu de temps, je vous invite cependant vivement à prendre connaissance des interventions de Vincent Dubois, Frédéric Châtaignier, Bernard Cassen et François Taillandier, même si toutes les interventions sont également intéressantes. Un bilan succinct de cette journée est accessible ici. Le forum dédié à cette journée est accessible .

Voici la liste des intervenants et le lien vers le résumé de leurs interventions, que vous retrouverez regroupés selon leur thème.

Interventions de la matinée :

I.1) La construction d’un dispositif constitutionnel et législatif
Xavier North, délégué général à la langue française et aux langues de France (DGLFLF), co-organisateur de cette journée d’étude : présentation de la journée
Olivier Dutheillet de Lamothe, président de la section sociale du Conseil d’Etat, membre honoraire du Conseil constitutionnel : « La langue de la République est le français »
Vincent Dubois, Université de Strasbourg : « La loi du 4 août 1994 : esquisse d’une sociologie politique »

Gérard de Villiers à l’honneur dans le New York Times

[Article originellement publié sur le Forum dans la catégorie Débats et Réflexions le 5 Février 2013]

Gérard de Villiers, l’auteur de SAS, est à l’honneur dans le New York Times, ici . Un article de neuf colonnes, très approfondi. Ici un article d’un contributeur du Monde assez bien résumé . Là, un petit condensé, chez Atlantico, mais bienveillant :
Les mots entre parenthèses sont des citations du texte original du New York Times. Cet auteur de romans de gare à grand tirage (top selling pulp fiction) n’est pas considéré par les élites (literati) comme de la grande littérature. Ces descriptions érotiques, les couvertures de ses ouvrages (Its lurid green-and-black cover), peuvent paraître outrancières, démodées, racoleuses, c’est selon. Mais Gérard de Villiers « a un don, une forte capacité intellectuelle à comprendre les problématiques de sécurité et de terrorisme » (He has a gift — a very strong intellectual comprehension of these security and terrorism issues).

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