Gérard de Villiers à l’honneur dans le New York Times

[Article originellement publié sur le Forum dans la catégorie Débats et Réflexions le 5 Février 2013]

Gérard de Villiers, l’auteur de SAS, est à l’honneur dans le New York Times, ici . Un article de neuf colonnes, très approfondi. Ici un article d’un contributeur du Monde assez bien résumé . Là, un petit condensé, chez Atlantico, mais bienveillant :
Les mots entre parenthèses sont des citations du texte original du New York Times. Cet auteur de romans de gare à grand tirage (top selling pulp fiction) n’est pas considéré par les élites (literati) comme de la grande littérature. Ces descriptions érotiques, les couvertures de ses ouvrages (Its lurid green-and-black cover), peuvent paraître outrancières, démodées, racoleuses, c’est selon. Mais Gérard de Villiers « a un don, une forte capacité intellectuelle à comprendre les problématiques de sécurité et de terrorisme » (He has a gift — a very strong intellectual comprehension of these security and terrorism issues).

Projet de Loi Fioraso, l’analyse (sur l’article 2)

(publié sur lefrançaisenpartage le 23-05-2013)

Faute de temps, je n’ai fait que relayer quelques réactions sur l’article 2 du projet de loi Fioraso, concernant l’extension des possibilités d’enseigner en anglais à l’université. Il semble que le débat gagne en ampleur et qu’enfin certains dirigeants politiques et syndicaux s’emparent du débat. Cela a au moins le mérite de mettre le débat sur la langue française et sa promotion (plutôt défense dans ce cas précis) sur la table. Le combat est pourtant loin d’être gagné, car le niveau des connaissances des enjeux est très faible et ce projet risque de passer grâce à de vagues idées à partir desquelles on passe en raccourci à des conclusions hâtives (il faut parler anglais pour réussir ; il ne faut pas se fermer, mais s’ouvrir, ne parler que français, c’est se fermer, il faut donc ouvrir des universités en France au cursus entièrement anglais). Les arguments qui sont médiatisés sont assez faibles d’un côté et de l’autre, il faut donc faire connaître les vraies enjeux et affûter nos arguments. Si les intentions sont louables, les modalités sont très discutables, voici pourquoi.

Que dit le projet de loi Fioraso ?

Pour bien comprendre les enjeux, je vais devoir contextualiser un peu. Le projet de loi Fioraso complète et amende le texte décrivant les « Missions de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche » ; ce texte est le cadre de notre politique de l’enseignement supérieur et de la recherche. Mme Fioraso souhaite donc « mettre à jour » ce texte pour s’adapter aux réalités modernes.

L’avenir du français, vidéo-reportage

(Publié sur lefrançaisenpartage le 27-12-2012)

Voici deux reportages :

– le premier, très intéressant, réalisé par Isabelle Baechler et Olivier Robert en 2008 (14min24s) parle de la situation de l’anglais pour ensuite se concentrer sur le français au Québec et sur la francophonie.

 

Retour sur les progrès de la sensibilisation autour de la francophonie depuis 2010

(Publié le 20-05-2012 sur lefrançaisenpartage)

Les informations du rapport de l’OIF 2010 ont été popularisées

Il y a 3 ans, je commençais mon carnet et il y a à peu près deux ans, je découvrais le rapport de l’OIF La langue française dans le monde 2010 qui contient une quantité d’informations intéressantes très importantes : nombre de francophones dans le monde, répartition géographique, progrès, évolutions, initiatives prises en sa faveur, etc… Je mesurais le gouffre entre ce qui se fait et qui m’a surpris par l’ampleur des actions et de la dynamique, et ce que le grand public en sait. Auparavant, personne ne savait quel était le nombre de francophones dans le monde, les chiffres allant de 70 millions (version du site ethnologue je crois, que je soupçonne de francophobie patente) à 500 millions pour les exaltés de la francophonie. On se battait à coup de chiffres sans aucune source vérifiable, certains se cantonnant à la population de la France + Belgique francophone, d’autres y ajoutant la population de pays de langue officielle française en y comptant tout le monde. Le rapport de l’OIF est passé par là, et maintenant le chiffre de 220 millions s’est imposé et fait référence.

Ce rapport a également contribué à donner une image beaucoup plus précise de la situation du français dans de nombreux pays sur lesquels nous n’avions quasiment aucune donné si nous ne nous y étions pas rendu par nous-même, ce qui justifiait bien souvent le franco-pessimisme, car on avait une propension à tout voir en noir : personne ne maîtrise le français en Afrique, le français recule au Québec, l’anglais prend la place du français dans de nombreux pays africains et bientôt en France ce sera inévitable. Bref, c’était le grand flou et la place aux fantasmes les plus divers.

Discours de Nicolas Sarkozy lors de la Journée Internationale de la Francophonie

(Publié le 28-03-2010 sur lefrançaisenpartage)

Voici ci-dessous le discours de Mr Nicolas Sarkozy au Palais de l’Elysée le Samedi 20 Mars 2010 :

http://www.francophonie.org/IMG/pdf/10-03-20JourneeinternationaledelaFrancophonie.pdf

Ce discours n’a pas été assez relayé à mon goût, aussi je me permets de faire quelques remarques synthétiques (puisqu’aucun journaliste ne le fera !), de façon non exhausitve :

– le discours de Nicolas Sarkozy est un discours qui peint une francophonie décomplexée. Ceci est permis par le fait qu’il n’oppose pas anglophonie et francophonie, que la force de l’un n’est pas la force de l’autre et qu’un état des lieux chiffré permet de se rendre compte que le français n’a pas à rougir de sa force.

– Nicolas Sarkozy, que je soupçonne d’avoir lu mon blog (je plaisante, bien sûr, mais quand même !), souligne ce que je me tue à dire : nous, en France, sommes les derniers au courant de notre force, et c’est peut-être pourquoi nous ne la défendons pas :

« Nous vivons, au fond -en préparant cette réunion, je me faisais cette remarque- nous vivons un étrange paradoxe. Aujourd’hui, un pays membre de l’ONU sur 3 est membre ou observateur de l’OIF. Il y a 200 millions de Francophones qui s’expriment dans notre langue sur tous les continents, et contrairement à ce que j’entends dire, ce nombre ne cesse de s’accroître. Il y a 900.000 professeurs de français qui enseignent chaque année notre langue commune, dans le monde à plus de 50 millions d’élèves. Et si la faiblesse de la Francophonie, c’était qu’elle est la seule à ignorer sa force ? Une espèce de complexe tout à fait hors de situation, hors des réalités, qui fait qu’on est toujours prêts à s’excuser, alors que c’est un succès. »

Le français contre l’anglais ?

(publié le 09-03-2010 sur lefrançaisenpartage)

Ci-dessous, j’essaie de résumer l’enjeu du combat pour la langue française sous forme de question / réponse

Le combat pour la langue française, un combat contre les mots anglais ?

Oui et non.

Non car…
Les mots week-end, parking, cool sont dans la langue française, ça y est, on ne va pas s’amuser à les changer, seul contre tous et à dire « fin de semaine », « parc de stationnement » et je ne sais quoi d’autre. Ils sont là, ça a correspondu à un moment où l’on a pris des mots de la langue anglaise dont on avait besoin, de même qu’on a pris des mots italiens pour parler de musique (soprano, piano…), hollandais pour parler de navigation (bâbord, tribord) et que le français est un mélange de mots d’origine grecque, latine, franc, avec des apports de plein de langues. Il n’y a aucun problème et je ne vois pas pourquoi je devrais me battre seul contre tous à utiliser ou fabriquer des mots français alors que le poids de l’habitude est là et que c’est très bien comme ça.

Oui parce que…

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