Au revoir Johnny

Deux conceptions du droit en matière d’héritage s’opposent :

Le droit français qui dit que les héritiers sont obligatoirement les enfants. Un parent ne peut pas déshériter ses enfants, même s’il peut léguer à qui il veut une petite part de ses biens. C’est ce qu’on appelle la quotité disponible. Exemple : Deux enfants, 1/3 au minimum pour chacun des deux enfants et 1/3 « libre » (» quotité disponible »). Trois enfants : 25 % chacun et 25 % de quotité disponible, et ainsi de suite.

Aux États-Unis d’Amérique, « pays de la liberté », les parents peuvent léguer à n’importe qui leur patrimoine et donc, en conséquence, littéralement déshériter leurs enfants. Et léguer, par exemple, l’entièreté de leur fortune à leur chien. Toutes les excentricités sont possibles.

Les rendez-vous manqués 1 & 2 : Commentaires

 

Je reste toujours ébahi devant cette cascade de dégringolades (et ce n’est pas fini !).

Ébahi, oui, depuis l’enfance avec les premières leçons d’Histoire (la Préhistoire étant négligée en Primaire) :
Leçon 1 :  Nos ancêtres les Gaulois (qui vivaient dans des huttes basses).
Leçon 2, sans transition : Alésia.
Ça commençait très fort.

À une époque (le milieu des années 50) où les Français sortaient de l’Occupation (le temps de mon père, travailleur requis en Allemagne), et n’étaient pas encore tout à fait sortis de la Première Guerre mondiale (le temps de mon grand-père, quatre années dans les tranchées).
Sans oublier la défaite humiliante de 1870 (mon arrière-grand-père). 
J’ai débuté ma carrière d’amateur d’Histoire dans une France meurtrie, quasiment par nature ; ce n’était pas très stimulant pour faire éclore le sentiment de patriotisme.
Lorsque Charles De Gaulle est arrivé au pouvoir en 1958, cela correspondait à mon entrée au Collège : lorsqu’il parlait de « la grandeur de la France », franchement je ne voyais pas ; je comparais cette France déclassée avec les civilisations de Sumer, de Babylone, d’Égypte, que l’on étudiait en classe de Sixième.
Et puis la guerre de Cent Ans, aussi longue que triste, et qui commence très mal, sauf à la fin. Encore aujourd’hui, l’implantation des résidences secondaires britanniques est corrélée avec les limites de l’empire des  Plantagenêt (à l’exception de quatre départements). [Cliquer pour agrandir]

Les rendez-vous manqués du français avec l’Histoire – 2 – La Guerre de Succession d’Autriche

On a tendance à ressasser les défaites qui auraient pu être évitées (Waterloo, Trafalgar, Azincourt…). On en oublie les victoires effectives. En 1740, l’Europe se retrouve en guerre à cause de la succession d’Autriche. Sur l’échiquier, les Français sont alliés à la Prusse, contre l’Angleterre, les Pays-Bas et l’Autriche, l’une des grandes puissances d’alors.

 

Déroulement de la Guerre de Succession d’Autriche

La première partie de la guerre est marquée par des défaites, mais la tendance s’inverse à partir de 1743. Je me suis efforcé de faire apparaître sur une carte toutes les villes qui ont effectivement été prises par les Français. En 1747, les troupes françaises sont devant la forteresse Berg-Op-Zoom, à l’entrée des Pays-Bas. La forteresse est jugée imprenable par les Pays-Bas et les Anglais qui ne s’inquiètent pas. Une attaque surprise permet cependant aux Français de prendre la ville, ce qui ouvre les portes des Pays-Bas. C’est la stupéfaction en Europe, la France peut prétendre annexer la Belgique et une partie des Pays-Bas.

Les rendez-vous manqués du français avec l’histoire – 1 – le Moyen-Age

Les rendez-vous manqués du français avec l’histoire – 1 – le Moyen-Age

17 Oct, 2017

Le français occupe une place non-négligeable dans le monde d’aujourd’hui (parlé sur les 5 continents, environ 270 millions de personnes sont considérées comme francophones par l’OIF, et c’est une des langues les plus apprises au monde à tel point qu’on manque de professeurs de français). Ceci dit, la première place est indiscutablement occupée par l’anglais, grâce notamment à l’influence des États-Unis aujourd’hui, et du Royaume-Uni au XIXe siècle. En tant que français, nous connaissons tous nos défaites fameuses (Waterloo, Trafalgar) qui ont mis hors d’atteinte une plus grande expansion du français. Mais le français aurait pu avoir une place plus importante… sans guerre. On ne refait pas l’histoire, mais il est bon de ne pas dévaloriser son histoire. Savoir ce que l’histoire doit au hasard permet à chaque peuple de retrouver une place d’égaux. Aujourd’hui, pour faire un peu les chauvins (et gratter là où ça fait mal), nous allons voir les rendez-vous manqués du français avec l’histoire. (ou avec une plus grande histoire, parce que le français est loin d’avoir disparu !)

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