L’Amérique noire

Retour d’Amérique. Vingt ans après : Chronique n°4

Je publie ici chaque quinzaine une chronique à propos d’anecdotes vécues aux États-Unis d’Amérique à la fin des années 80 et au début des années 90. Je m’attacherai à mettre en face de chaque anecdote, un événement similaire ou apparenté que j’ai vécu en France après mon retour d’Amérique.

Aujourd’hui, l’Amérique noire. Deux anecdotes :

1/ Toujours dans l’ascenseur, lieu de grande convivialité, comme je l’ai signalé dans une de mes chroniques précédentes. Lorsque je me retrouve seul dans un ascenseur avec un Noir américain, comme tout Américain, il va commencer par m’adresser la parole pour briser le silence. Deux cas se présentent : il va me dire en anglais : « vous êtes français Monsieur », ou s’il est polyglotte, ou juste pour me faire plaisir, il me dira en français :
« Bonjour Monsieur ».

Je lui demande alors comment il sait que je suis français. Il me répond que c’est à cause de mon regard et du langage non verbal qui y est associé.

La pluie et le beau temps

Retour d’Amérique, vingt ans après : Chronique n° 3

Je publie ici chaque quinzaine une chronique à propos d’anecdotes vécues aux États-Unis d’Amérique à la fin des années 80 et au début des années 90. Je m’attacherai à mettre en face de chaque anecdote, un événement similaire ou apparenté que j’ai vécu en France après mon retour d’Amérique.

Aujourd’hui, la pluie et le beau temps. Autrement dit : What a beautiful day to day.

À New York, dans un grand immeuble, lorsqu’on ne prend pas l’ascenseur express, qui souvent le matin est bondé (il s’arrête à tous les 10 étages), on a le loisir de cohabiter avec ses voisins pendant un temps certain à mesure que l’ascenseur ordinaire s’arrête pratiquement à tous les niveaux.

J’ai remarqué que beaucoup d’Américains étaient incapables de rester dans un espace clos sans parler.

Le sexuellement correct

Retour d’Amérique, vingt ans après : Chronique n° 2

 

Je publie ici chaque quinzaine une chronique à propos d’anecdotes vécues aux États-Unis d’Amérique à la fin des années 80 et au début des années 90. Partant du principe que ce qui se passe aux États-Unis se retrouve ensuite en France , je m’attacherai à mettre en face de chaque anecdote, un événement similaire ou apparenté que j’ai vécu en France après mon retour d’Amérique. 
 Aujourd’hui le sexuellement correct.

10 heures. Dans le hall du département de langues étrangères d’une grande université, c’est l’heure de la pause. Chacun prend un café ; il y a là la plupart des professeurs (certains ne sont jamais là pour cause de conflit ouvert), les secrétaires, les assistants de langue venue de divers pays du monde, les étudiants de maîtrise ou doctorants. Parmi ceux-ci, une étudiante de maîtrise (Langue et Civilisation française), 35 ans environ, avec sa fille qui l’accompagne (7 ans). Cette dernière porte un tee-shirt un peu froissé et qui fait des plis de telle façon que je n’arrive pas à lire le sceau de l’université qui est imprimé dessus. Je m’agenouille alors devant elle en lui disant (en français, mais tout le monde a saisi le sens de mes paroles, y compris l’assistante chinoise) : « Qu’il est beau ton T-shirt ! » et j’accompagne le geste à la parole en lui tirant le tissu vers le bas ; je peux enfin lire l’inscription : « Université de Paris Sorbonne ». C’était un souvenir ramené de Paris l’été précédant cet incident.

Le genre

Retour d’Amérique, vingt ans après : Chronique n°1

Je projette de publier ici une chronique chaque quinzaine à propos d’anecdotes vécues aux États-Unis d’Amérique à la fin des années 80 et au début des années 90. Partant du principe que ce qui se passe aux États-Unis se retrouve ensuite en France une ou plusieurs dizaines d’années après, de façon identique, dégradée ou déformée, je m’attacherai à mettre en face de chaque anecdote, un événement similaire ou apparenté que j’ai vécu en France après mon retour d’Amérique.
Les événements évoqués en France seront présentées sur un mode plus allusif, afin de tenir compte de la vie privée des personnes ou de certaines règles relatives aux institutions.

Aujourd’hui le gender (le genre).

Je me suis retrouvé plusieurs fois dans le grand Salon de recrutement organisé par MLA (Modern Language Association) qui met en relation les professeurs candidats et les universités.
La scène : Le Chef du département de langues étrangères d’une université américaine du Sud profond (Deep South) (Full Professor de sexe masculin, la cinquantaine) et une collègue (Assistant Professor ou Associate Professor, de sexe féminin, la trentaine).

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