Discours de Nicolas Sarkozy lors de la Journée Internationale de la Francophonie

(Publié le 28-03-2010 sur lefrançaisenpartage)

Voici ci-dessous le discours de Mr Nicolas Sarkozy au Palais de l’Elysée le Samedi 20 Mars 2010 :

http://www.francophonie.org/IMG/pdf/10-03-20JourneeinternationaledelaFrancophonie.pdf

Ce discours n’a pas été assez relayé à mon goût, aussi je me permets de faire quelques remarques synthétiques (puisqu’aucun journaliste ne le fera !), de façon non exhausitve :

– le discours de Nicolas Sarkozy est un discours qui peint une francophonie décomplexée. Ceci est permis par le fait qu’il n’oppose pas anglophonie et francophonie, que la force de l’un n’est pas la force de l’autre et qu’un état des lieux chiffré permet de se rendre compte que le français n’a pas à rougir de sa force.

– Nicolas Sarkozy, que je soupçonne d’avoir lu mon blog (je plaisante, bien sûr, mais quand même !), souligne ce que je me tue à dire : nous, en France, sommes les derniers au courant de notre force, et c’est peut-être pourquoi nous ne la défendons pas :

« Nous vivons, au fond -en préparant cette réunion, je me faisais cette remarque- nous vivons un étrange paradoxe. Aujourd’hui, un pays membre de l’ONU sur 3 est membre ou observateur de l’OIF. Il y a 200 millions de Francophones qui s’expriment dans notre langue sur tous les continents, et contrairement à ce que j’entends dire, ce nombre ne cesse de s’accroître. Il y a 900.000 professeurs de français qui enseignent chaque année notre langue commune, dans le monde à plus de 50 millions d’élèves. Et si la faiblesse de la Francophonie, c’était qu’elle est la seule à ignorer sa force ? Une espèce de complexe tout à fait hors de situation, hors des réalités, qui fait qu’on est toujours prêts à s’excuser, alors que c’est un succès. »

– rappel constant lors des sommets : la défense du français s’inscrit dans la défense de la diversité. Si même le français, avec sa situation avantageuse, n’est pas capable de se faire entendre, c’est un très mauvais signe pour d’autres langues moins bien représentées.*

– appel à une francophonie politique (notamment à l’ONU)

– La construction de la maison de la francophonie à Paris montre, par le fait que cela ne s’est fait que maintenant, qu’il y avait une absence de volonté politique.

Vous pouvez aussi lire le discours de Mr Abdou Diouf à l’adresse suivante ; son discours récapitule le chemin parcouru par la francophonie depuis 40 ans, car comme vous l’avez compris, c’est une célébration anniversaire. 40 ans de chemin qui débouche selon Mr Abdou Diouf sur un nouvel élément fondateur de la francophonie, la création d’un lieu matériel (qu’il ne nomme jamais d’ailleurs), la maison de la Francophonie à Paris.

http://www.francophonie.org/Discours-de-M-Abdou-Diouf,31486.html

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