Étude de deux destins possibles pour le français : avenir mauricien ou futur philippin 

 

Comparer deux pays aussi différents que Maurice et les Philippines pourrait sembler incongru. D’un côté, nous avons un pays africain, l’île Maurice, de 1,3 millions d’habitants, de seulement 2040 km2, situé au nord-est de La Réunion. De l’autre, les Philippines, ensemble asiatique de presque 7000 îles, d’une superficie totale de 300 000 km2, comptant près de 100 millions de personnes. Ces deux nations ont cependant deux points qui les rapprochent  : elles ont chacune subi deux colonisations, la première étant française pour Maurice, espagnole pour les Philippines, la dernière, anglo-saxonne pour les deux pays. Deux histoires coloniales similaires donc, du moins d’un point de vue linguistique, mais deux destinées radicalement opposées pour les langues coloniales « premières ».

Certains lecteurs pourraient arguer que le choix du Vietnam ou du Rwanda, à la place des Philippines, aurait été plus judicieux puisque ces deux pays ont eu le français comme première langue coloniale  officielle avant de basculer dans le giron anglo-saxon. Ces options n’ont pas été retenues car les génocides qu’ont connus ces deux nations expliquent en partie le déclin de la langue française …Le génocide étant, heureusement, un cataclysme exceptionnel, j’ai choisi de ne  retenir que deux pays au passé colonial « moins tragique », même si nous savons que le colonialisme européen comporte de nombreux épisodes sanglants pour les populations locales…(l’impact de génocides sur les langues coloniales premières n’est pas le propos de cette étude et pourrait constituer un autre sujet de réflexion d’ailleurs)

Autre argument que l’on pourrait m’opposer : comparer deux pays aussi démographiquement et géographiquement opposés serait inapproprié. Le sous-entendu est : plus un pays est « petit », plus il est facile d’imposer une autre langue coloniale. Mais la durée de colonisation première pourrait très bien, par exemple, infirmer cette phrase (plus longtemps la colonisation a duré, plus grandes sont les chances que soit gardée la première langue coloniale). Remarquons aussi que l’argument inverse se défendrait tout aussi bien : plus un pays est grand, plus il serait facile d’imposer une autre langue (la géographie locale, les nombreuses langues indigènes, auraient empêché une implantation « solide » de la première langue coloniale et permettraient, par conséquent, qu’une autre langue lui succède plus facilement). En bref, ce deuxième argument ne peut valablement être retenu et l’étude qui suit va montrer que les autres affirmations sont souvent loin d’être validées également!

La colonisation française sur Maurice remonte à 1715. Au fur et à mesure des années, l’île se peupla de petits artisans venus de France, mais aussi d’ouvriers du sud de l’Inde, de travailleurs chinois, d’esclaves noirs venus de Guinée, Madagascar ou du Sénégal. Très vite, la Grande Bretagne convoita cette île car sa situation permettait de sécuriser le commerce de la route des Indes. Après plusieurs batailles, la France capitula en 1810. Pragmatiques, et en pensant certainement que le temps jouerait en faveur de leur langue, les Anglais permirent à l’administration de conserver les lois et les coutumes des Français. Et comme ces derniers détenaient la presse et le pouvoir économique (les plantations sucrières), le français continua d’être employé à côté de l’anglais. Au cours du XIX ième siècle, une nouvelle arrivée massive de travailleurs indiens (l’esclavage venait d’être aboli  modifia profondément la répartition des différentes communautés mais dans un climat globalement pacifique. Aujourd’hui, les descendants de ces Indiens, les Mauriciens, représentent 68,4 % de la population et ont gardé leur langue, le bhogpouir. Au cours du XX ième siècle, ils envoyèrent souvent leurs enfants continuer leurs études en Grande Bretagne puisque l’anglais semblait s’imposer peu à peu et ils jouèrent un rôle de premier plan dans l’indépendance de Maurice, intervenue en 1968. Notons pour finir que plusieurs autres communautés, possédant souvent leur propre langue, cohabitent aussi sur cette île et que Maurice mérite son surnom de « laboratoire du vivre ensemble ».Un créole d’origine française est couramment parlé et compris sur toute l’île et sert de ciment linguistique.

Malgré un environnement plutôt francophone (Madagascar, l’île de la Réunion), mais assez éloigné géographiquement, pauvre ou peu important numériquement, le sens de l’histoire, la mondialisation, une société tournée plus « naturellement » vers la Grande Bretagne, l’enseignement de l’anglais dans le système éducatif, une créolisation en progrès, auraient dû entraîner une douce et lente érosion de la pratique du français sur l’île.

Or, le français a gardé une place privilégiée, renforcée – quel paradoxe pour nous francophones trop souvent défaitistes- depuis une trentaine d’années. On estime qu’environ 900 000 locuteurs (sur 1,3 millions) possède une maîtrise plus ou moins grande du français. L’anglais est utilisé au Parlement, dans les textes juridiques, les administrations, les entreprises mais les députés peuvent s’exprimer en français et les fonctionnaires usent généralement du français ou du créole. Un trilinguisme de fait -anglais,français,créole- s’est imposé à côté d’autres langues ancestrales. Plusieurs explications sont avancées pour expliquer le maintien et la progression du français :

  • dans les années 80, la Grande Bretagne décida d’augmenter de manière conséquente les frais d’admission à ses universités. Un grand nombre d’étudiants mauriciens se tournèrent alors vers la France pour la poursuite de leurs études d’où l’émergence d’une élite anglophone devenue francophile !
  • L’existence d’une presse dynamique et libre, majoritairement en français, montre l’importance des médias aujourd’hui pour la diffusion d’une langue.

La situation du français sur Maurice est paradoxale : si elle est une langue parlée minoritairement par une élite, en revanche, elle est l’un des idiomes les mieux compris et parlés par la majorité de la population. Sa parenté avec le créole n’y est pas étrangère. L’enjeu essentiel, pour préserver la place privilégiée du français, sera de conserver le trilinguisme évoqué ci-dessus.

L’exemple de Maurice pourrait inspirer les défenseurs du français dans certains pays comme le Rwanda ou, peut-être, Haïti. Ces pays, petits au point de vue démographique, subissent une anglicisation de plus en plus poussée, soit par choix politique (Rwanda) soit par influence économique et culturelle d’un voisin anglophone puissant (Les États Unis pour Haïti).Peut-être n’ auraient-ils d’ailleurs pas d’autre choix, du fait de leur faible poids économique ? Prenons-en acte et faisons en sorte qu’un trilinguisme –français, anglais, langue nationale- soit encouragé par exemple au Rwanda. C’est peut-être la seule option qui restera dans ce pays à l’avenir pour le français sous peine de disparition à moyen terme car, même si de nombreux Rwandais restent attachés à la langue de Molière (voir  http://www.lavoixfrancophone.org/forum/viewtopic.php?f=4&t=451), rien n’indique un changement linguistique dans les prochaines années. En ce qui concerne Haïti, les signaux sont plutôt contradictoires : il existe, certes, une volonté du pouvoir politique de promouvoir le français auprès d’organisations régionales mais la présence américaine semble de plus en plus marquée, avec volonté de promouvoir l’anglais et le créole (en ayant pour but d’évincer le français?). Là encore, le trilinguisme sera peut-être dans 10 ou 20 ans la seule possibilité pour le français d’y garder une place privilégiée.

Maurice nous montre aussi l’ importance des échanges étudiants pour encourager la diffusion d’une langue et son exemple plaide pour l’émergence d’un Erasmus version francophone. Enfin, le rôle des médias apparaît de plus en plus flagrant pour la préservation d’une langue et l’île africaine l’illustre parfaitement. Dans nos sociétés engagées dans un mouvement de mondialisation irrésistible, l’information est devenue une matière première indispensable. Renoncer au développement des médias francophones, c’est se condamner à suivre les médias anglophones et à terme, ringardiser le français .

Tournons-nous à présent vers le cas des Philippines. Ce pays fut incorporé à l’empire ibérique en 1565.L’espagnol y devint la première langue officielle trois siècles plus tard et fut, jusqu’au début du XXième siècle, une des principales langues véhiculaires. Grâce au système éducatif, la connaissance de cette langue aux Philippines, augmenta largement, mais elle concernait essentiellement une élite, soit au grand maximum, 10% de la population ( rappelons que cette situation est similaire à la situation du français dans de nombreux pays africains) La première constitution philippine, le premier hymne national, ont été écrits en espagnol. Les conditions étaient donc réunies pour un développement de l’espagnol, progressif, lent mais certain. Aujourd’hui pourtant, l’espagnol n’est plus langue officielle du pays, au profit de l’anglais (depuis 1973) ; l’autre langue officielle est le filipano, aussi dénommé, malgré certaines différences, tagalog. Précisons qu’à côté de ces deux langues principales sont parlées plus de 90 autres dialectes. On estime que la langue de Cervantès n’est plus utilisée que par 2 millions de Philippins environ, chiffre en constante diminution, pour une population de plus de 100 millions de personnes en 2014. Comment une langue, implantée depuis plus de 3 siècles, a -t-elle pu se laisser supplanter aussi rapidement ( 50 ans environ ) et quelles leçons pouvons-nous en tirer ?

La première explication nous fait remonter jusqu’en 1898, avec la fin de la guerre hispano-américaine. Peu importe les motifs du déclenchement des hostilités, les Américains y ont surtout vu une opportunité pour tailler des croupières à l’ancien empire espagnol, déjà bien affaibli, et commencer à poser les jalons de leur future suprématie. A l’issue de cette guerre donc, les Espagnols vaincus durent transférer le contrôle des Philippines aux Américains. Notons que les Philippins combattirent la mainmise étasunienne mais leurs révoltes furent durement écrasées. Dès lors, commença une intense campagne de « déshispanisation » au profit de l’anglais. Des missionnaires américains s’enfoncèrent dans les contrées les plus reculées du pays pour y prêcher la bonne parole et surtout la « bonne »langue, un peu comme le font aujourd’hui leurs contemporains en Haïti ou en Afrique de l’Est.

Peut-être que l’espagnol, encore solidement implanté parmi les élites aurait- il pu mieux résister malgré tout ? Hélas pour lui, le contexte international lui fut fatal.

En effet, et c’est la deuxième explication, le franquisme qui s’imposa en Espagne entre 1935 et 1975, entraîna une rupture des liens entre les deux pays. La perte du prestige culturel espagnol, et la montée en puissance de l’influence anglo-saxonne concomitante, provoquèrent un désintérêt rapide de la langue espagnole. Pendant la même période, l’Amérique du Sud, faible économiquement et gouvernée par des régimes dictatoriaux, ne put faire contrepoids…

Aujourd’hui, un Espagnol en voyage aux Philippines, utilisera plus souvent l’anglais que l’espagnol pour communiquer. S’il a de la chance,il rencontrera un Philippin parlant le chavacano, un créole issu de l’espagnol et des langues locales, mais plus difficile à comprendre. Cette situation linguistique n’est pas sans nous rappeler, à nous francophones, celle du Vietnam (mais le français y aurait-il subi le même sort sans le génocide perpétré par les Khmers rouges ?)

Que nous apprend ce renversement linguistique aux Philippines? Déjà, que la position d’une langue « importée », aussi ancienne soit – elle, n’est jamais acquise : l’ expression de « géant aux pieds d’argile », usée par certains spécialistes, convient bien au français, mais pas à lui seulement . Soyons-en conscients mais non pour être défaitistes ! Rares sont les systèmes, les individus ou organisation sans points faibles…Cela n’empêche pas l’action et le succès dans de nombreux cas! La francophonie, symbolisée par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF ), est une organisation depuis très longtemps décriée, ridiculisée parfois ou au mieux considérée avec une certaine condescendance ; pourtant, son bilan aujourd’hui est loin d’être négligeable, malgré tous ses handicaps et ces derniers sont lourds (nous Français en sommes en partie responsables d’ailleurs) Le nombre de 300 millions de francophones probables d’ici 2 ans aurait-il été atteint sans les actions de l’OIF ?

A contrario, quel Romain en l’an 60, à part Sénèque ( mais fut-il pris au sérieux sur ce plan par ses pairs?) aurait pu imaginer que sa langue, le latin, langue des vainqueurs, si solidement implantée et répandue sur tout le pourtour méditerranéen, aurait disparu comme langue vivante quelques siècles plus tard ? L’anglais, ce néo-latin pour certains, serait-il à ce point « invincible » ?…

Deuxième leçon : créer et entretenir des liens culturels et économiques est une condition essentielle pour préserver un intérêt dans l’apprentissage du français , du moins dans certains pays ( ceux-cités ci-dessus par exemple ; c’est peut-être moins vrai pour d’autres comme le Cameroun ou la République Démocratique du Congo (RDC), où le français a un rôle plus évident de ciment linguistique ). Une France affaiblie économiquement ou qui doute d’elle-même, comme actuellement, peut-elle, veut-elle, garder cette condition? Heureusement, certaines tendances récentes- l’intérêt récent de médias ou de groupes économiques privés français en Afrique -le laissent supposer !

Troisième leçon : la superficie ou l’importance de la population d’un pays ne préserve pas automatiquement une langue coloniale première d’être supplantée par une autre. Qu’en serait-il de la langue de Molière en RDC si la France était durablement affaiblie et que les Anglo-saxons, en s’appuyant sur la force démographique et économique des pays limitrophes anglophone par exemple, décidaient d’y « mettre le paquet »et d’user de tout leur poids pour imposer l’anglais ?

L’étude de ces deux pays, Maurice et les Philippines, nous montrent deux destins possibles mais opposés pour le français, que ce soit dans des pays « petits » démographiquement ou économiquement parlant, ou des nations plus importantes.

Les prochaines années risquent d’être décisives : ou bien les pays francophones africains, devenus plus riches, mais soutenus pendant ces décennies de transition dans leur action linguistique par l’OIF, conserveront le français, qui poursuivra alors son propre développement, sans « aide extérieure », devenue inutile . Et le français pourrait alors garder une place privilégiée dans la plupart des pays francophones, notamment dans certains « petits » pays , sur le modèle de l’île Maurice.

Ou bien, très vite, en Haïti, au Rwanda ou à Madagascar, puis peut-être plus tard dans des pays plus importants, l’anglais supplantera le français comme il l’a fait pour l’espagnol aux Philippines.

Destin mauricien, destin philippin  ou statu quo ( le français reste langue officielle, à côté de langues nationales et sans l’anglais)? Faisons en sorte, tout au moins, que le scénario numéro 2 ne se réalise pas…

Sources : Monde Diplomatique ( numéro de septembre 2014), Wikipédia

3 commentaires

  1. Bravo pour cette analyse très instructive.
    Il faudrait savoir si Kagamé, comme on l’a longuement évoqué sur le forum, n’a pas été soutenu en sous-main par les Américains. A un moment, ils avaient poussé l’offensive jusqu’à Kinshasa et peut-être la RDC aurait-elle pu devenir anglophone, mais Kabila (à la base plutôt anglophone) a fini par rompre avec ses anciens alliés (Kagamé, Ouganda) devenus encombrants : Kabila voulait être accepté comme un Congolais, et non comme un envahisseur. Kinshasa vaut bien une messe… en langue française. Était-ce un tournant ? Il n’y a plus vraiment d’historiens de la langue française pour nous le dire, mais je me permets de le penser. Peut-être la politique d’influence américaine avait-elle atteint ses limites à l’époque ? Avec les résultats en Afghanistan et en Irak, cela laisse penser que les renversements linguistiques ou politiques par les armes sont beaucoup plus difficiles à mettre en oeuvre.

  2. Cette situation linguistique n’est pas sans nous rappeler, à nous francophones, celle du Vietnam (mais le français y aurait-il subi le même sort sans le génocide perpétré par les Khmers rouges ?)
    Il faut nuancer : Le Vietnam (ainsi que la Thaïlande) sont les ennemis héréditaires du Cambodge. Même si les Vietnamiens ont renversé le régime de Pol Pot.
    Le français est en concurrence au Vietnam avec l’anglais à cause de la guerre, menée par les Américains qui a succédé au retrait des Français en 1954.

    A contrario, quel Romain en l’an 60, à part Sénèque ( mais fut-il pris au sérieux sur ce plan par ses pairs?) aurait pu imaginer que sa langue, le latin, langue des vainqueurs, si solidement implantée et répandue sur tout le pourtour méditerranéen, aurait disparu comme langue vivante quelques siècles plus tard ?
    Le latin, pendant tout le Moyen-Âge, était une langue semi-vivante : parlée par les étudiants du Quartier du même nom ; et même écrite, jusqu’au XIXème siécle, puisque la thèse complémentaire pour le Doctorat en France devait être écrite en latin (mais soutenue en français).

    J’ai remarqué qu’il y avait en Afrique une autre situation linguistique très particulière pour ne pas dire baroque : La Guinée équatoriale, ancienne Guinée espagnole. Comme les Philippines, ce territoire n’était pas destiné à l’Espagne après le partage du Monde effectué par le Pape en 1494 entre les Espagnols (Amérique occidentale) et les Portugais (Brésil, Afrique, Asie) ; seulement les Philippines ont été attribuées à l’Espagne par suite d’une erreur de calcul. Les Espagnols s’y étaient en effet implantés en venant de l’Ouest avant Magellan, à la solde des Espagnols, qui est arrivé par l’Est ; et la Guinée équitoriale est passée sous contrôle espagnol au XIXème siècle, bien après que le Traité de Tordesillas fut devenu caduc.
    Résultat : Trois langues officielles en Guinée Équatoriale : le français, l’espagnol et le portugais. Plus une langue concurrente : l’anglais. La Guinée équatoriale est donc un condensé de l’histoire de la colonisation ; ne manque que le néerlandais (les Allemands ayant déclaré forfait en 1918).
    Voir cet article ici : http://www.axl.cefan.ulaval.ca/afrique/guinee_equatoriale.htm, tiré de cet excellent site canadien de Jacques Leclerc : http://www.axl.cefan.ulaval.ca/.

    • Jean-Marc Varlet /

      Merci pour vos commentaires. En me rendant sur le site de Jacques Leclerc, j’ai surtout retenu deux informations qui m’attristent, et tant pis si je passe pour un sentimental !

      1°) L’espagnol est de plus en plus marginalisé en Guinée Equatoriale, notamment à cause du français. Je veux bien défendre la langue française, mais oeuvrer pour faire disparaître l’espagnol dans ce pays ou le portugais non !
      2°) Apparemment, les langues nationales ne seraient pas très valorisées, au profit des langues coloniales… Si le français doit se répandre, ce ne doit pas être en éliminant les langues africaines (ou nos langues régionales pour évoquer le cas français). Toute langue exprime une sensibilité et une façon d’appréhender le monde spécifiques; ne nous appauvrissons pas en tuant les langues « minoritaires ». Faisons plutôt du français un rempart contre une uniformisation linguistique et valorisons les langues africaines en même temps.

      Ceci dit, j’ai bien conscience aussi que les sentiments ne comptent guère dans l’actuelle guerre des langues…

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