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RP 48 Michel : Le monolinguisme (à Bruxelles) inefficace

Publié : sam. 06 août 2016, 14:56
par Michel
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En toute logique l'anglais n'a plus sa place dans l'UE. C'est sans compter avec l'inertie bien sûr.
Pourtant Yves Montenay dans son article (https://yvesmontenay.fr/2016/08/03/choi ... aire-fuir/) prend le problème à l'envers. Je le commente ici .
Au lieu de préconiser une seule langue, il montre que les situations plurilinguistiques sont plus efficaces, plus performantes. Exemple : La Suisse. Contre exemples flagrants : le Sous continent indien (cinq pays indépendants, et à l'intérieur du plus grand, l'Union indienne, 29 états ou territoires) avec l'anglais, l'ex URSS avec le russe, le Royaume de Belgique avec le français.
On ne va tout de même pas continuer à parler anglais à Bruxelles pour faire plaisir aux fonctionnaires qui le parlent plus ou moins bien, et dont les émoluments (je n'ose dire le train de vie) dépendent de nos impôts !
Donc la solution optimale, à mon sens, serait le trilinguisme pour la période transitoire au niveau des fonctionnaires (anglais, français et allemand) : ensuite deux possibilités : le bilinguisme (français et allemand) qui pourrait paraître hégémonique, ou le quadrilinguisme (français, allemand, espagnol et italien), ce qui cache, dans ce cas, une autre hégémonie, celle du français, puisque français, espagnol et italien sont des langues proches et que la démographie allemande (mais pas son économie) est déclinante.
Raison de plus pour ne pas envisager l'adhésion de la Turquie à l'UE ; l'introduction du turc dans ce concert linguistique compliquerait encore plus la situation.