Les quotas de chanson française sont-ils efficaces ?

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Marc Beaufrère
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Re: Les quotas de chanson française sont-ils efficaces ?

Message par Marc Beaufrère » ven. 12 juil. 2019, 16:21

"Une langue, c’est un dialecte qui possède une armée, une marine et une aviation" - attribué à Lyautey

Gilles Colin
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Re: Les quotas de chanson française sont-ils efficaces ?

Message par Gilles Colin » lun. 15 juil. 2019, 09:08

Cet article très intéressant démontre, malheureusement, la nécessité de légiférer pour créer ou atténuer des évolutions. Comme vous le soulignez, le problème est global. Par exemple les publicités en anglais font-elles vendre plus de voitures ?
Le lien actif que vous indiquez ci-dessus n'est pas valable : http://lavoixfrancophone.org/wp-admin/p ... ction=edit doit être remplacé par http://lavoixfrancophone.org/les-quotas ... efficaces/
Le Dicthographe aide à trouver un maximum de mots.
https://sites.google.com/site/ledictho/

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Re: Les quotas de chanson française sont-ils efficaces ?

Message par Marc Beaufrère » lun. 15 juil. 2019, 10:22

C'est corrigé.
Merci pour votre commentaire. Oui, je suis d'accord avec vous sur la nécessité de légiférer, depuis bien longtemps. C'est malheureusement contre-intuitif pour beaucoup d'entre nous : si la musique est de qualité, elle se fera connaître de toute façon, dira-t-on. Alors comment expliquer qu'aucune chanson ou musique italienne ou russe n'arrive en France sur les radios grand public ? Est-ce à dire qu'ils n'ont aucune chanson de qualité ?
Même remarque pour la langue : j'ai lu il y a quelques mois de cela le livre de Lorant Deutsch sur la langue française : "Romanesque". Il explique dans la conclusion, grosso modo, que ça ne sert à rien de s'inquiéter pour la langue française, qu'elle a toujours évolué, et qu'elle continuera d'évoluer et que c'est très bien comme ça, et que ce sera toujours du français. En passant, ils tacle les "défenseurs" de la langue. Mais il ne voit pas tout ce que la volonté militante a pu faire. Est-ce que le Québec parlerait encore français majoritairement sans mobilisation citoyenne, par des défenseurs qu'il décrirait sans doute comme pessimiste s'il étendait au Québec son analyse ? Et quant à la France, la loi Toubon a apporté le droit à travailler en français, ce qui a freiné l'anglicisation du monde du travail, mais sans l'arrêter. Il ne s'agit pas que de l'évolution de la langue française (dans son vocabulaire), mais aussi de sa mise en concurrence par le haut de notre langue (dans les formations universitaires, dans les grandes entreprises, dans notre environnement (publicité, affichage...)), ce qui provoque un appel d'air (on ne parle pas assez bien anglais, il faut donc commencer à le parler dès le primaire, et bientôt dès la maternelle, puisqu'on apprend bien les langues quand on est petit. Et pourquoi ne pas arrêter de parler français à l'école, parce que quand on a le choix entre deux langues, on va toujours vers la plus facile, le français, ce qui empêche d'apprendre l'anglais !)
Je lui recommanderais aussi d'aller voir au niveau des études supérieures le nombre de formations uniquement en anglais (voir la loi Fioraso), qui contreviennent d'ailleurs à la loi. Bref, les équilibres entre les langues sont toujours mouvants, d'où la disparition de langues. Les langues obéissent aux mêmes lois que les entreprises capitalistiques : sans lois décidées par les gens, c'est la loi du plus fort qui domine, et l'argent va aux riches, comme on dit ! Donc les langues qui ont beaucoup de locuteurs et qui sont en position de force ont tendance à en avoir plus, et celles qui en peu de locuteurs ont tendance à en avoir moins.
Je devrais d'ailleurs écrire un article sur Lorant Deutsch, tellement son analyse illustre et est symptomatique de l'inertie française.
"Une langue, c’est un dialecte qui possède une armée, une marine et une aviation" - attribué à Lyautey

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