Gérard de Villiers à l’honneur dans le New York Times

[Article originellement publié sur le Forum dans la catégorie Débats et Réflexions le 5 Février 2013]

Gérard de Villiers, l’auteur de SAS, est à l’honneur dans le New York Times, ici . Un article de neuf colonnes, très approfondi. Ici un article d’un contributeur du Monde assez bien résumé . Là, un petit condensé, chez Atlantico, mais bienveillant :
Les mots entre parenthèses sont des citations du texte original du New York Times. Cet auteur de romans de gare à grand tirage (top selling pulp fiction) n’est pas considéré par les élites (literati) comme de la grande littérature. Ces descriptions érotiques, les couvertures de ses ouvrages (Its lurid green-and-black cover), peuvent paraître outrancières, démodées, racoleuses, c’est selon. Mais Gérard de Villiers « a un don, une forte capacité intellectuelle à comprendre les problématiques de sécurité et de terrorisme » (He has a gift — a very strong intellectual comprehension of these security and terrorism issues).
Et, c’est ce qui nous préoccupe ici, Gérard de Villiers n’est pas traduit en anglais ! Son site, où ses livres sont en vente, n’offre aucun lien vers de possibles ouvrages en langues étrangères. Les traductions, s’il y en a, doivent être des versions pirates. Il est pourtant lu par les services secrets des grands pays, les ministères des affaires étrangères de ces mêmes pays, ainsi que dans leur réseau d’ambassades. A l’échelle de chaque pays, cela peut faire peu en proportion, mais au niveau du monde entier, cela devient consistant. Et tous ces lecteurs sont francophones, et de la manière la plus pointue, comment on sait le faire dans les services secrets, et conformément à la tradition, pourrait-on dire, du français comme langue diplomatique. La production de Gérard de Villiers, 83 ans, à raison de quatre à cinq titres par an, pourrait bientôt atteindre les 200. Toute cette oeuvre est naturellement complètement ignorée par les critiques littéraires ainsi que par la plupart des libraires, sans oublier les plateaux de télévision ou l’infortuné auteur est systématiquement éreinté pour cause de politiquement correct.
Voilà donc une production textuelle (pour ne pas dire littéraire) lue à travers le monde, sans être traduite dans la langue de Shakespeare. Preuve est faite que la langue française, aujourd’hui comme autrefois, peut rayonner sans passer par le truchement de l’anglais. C’est un fait que les chercheurs, qui publient dans les revues scientifiques, ont tendance à trop oublier de nos jours, mais c’est un autre débat.

Michel
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