La Confédération des Peuples de France en 2039

Dans cette uchronie, je m’appuie sur les textes que j’ai écrit sur le Forum de la voix francophone et en particulier sur la démission des élites, sur la résignation (relative) du peuple de France, sur le néofrançais, sur le français perçu comme langue alternative ainsi que sur l’Afrique.

Comme il n’est pas possible de parler de la situation linguistique en 2039 en dehors de son contexte, je présente d’abord le cadre politique puis le cadre financier.

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14 juillet 2039, 250e cinquantième anniversaire du début de la Révolution Française. Le Quotidien du Peuple, édité à Pékin, (capitale de la République Populaire de Chine, première puissance mondiale), dans son supplément culturel, brosse un tableau général de la situation en France, à l’occasion de cet anniversaire. Ce texte est écrit par un Français, correspondant permanent du Quotidien du peuple à Paris.

La situation politique

La France est devenue une Confédération avec des peuples fondateurs sur le modèle du Canada qui se sont regroupés sur des territoires distincts. La plupart des DOM-TOM ont fait sécession : ils ont été absorbés par des puissances voisines ou ont tenté l’aventure d’un destin individuel avec le risque de dérive vers la dictature et la pauvreté. Depuis que d’importants gisements pétroliers ont été découverts en Guyane, aussi bien au large de ce département que dans la forêt amazonienne, et qu’ils ont permis à la France, dès les années 2020 d’être autonome en matière d’hydrocarbures, la filière nucléaire a pu être réduite en conséquence. Les Guyanais, tentés un moment par des forces centrifuges, ont su négocier la consolidation de leurs liens avec la France et ont exigé en retour un statut confédéral à l’image de la Nouvelle-Calédonie des années 2000.

Les partis politiques se sont profondément transformés : ils correspondent maintenant à des territoires (comme au Liban) et sont au nombre de quatre. Le parti guyanais, le parti primatiste, le parti néo-andalou, et la ligue du Sud. Le parti guyanais est le parti majoritaire en Guyane et préside au destin de cette nation d’Amérique. Le parti primatiste correspond à la partie du territoire de l’ancienne France peuplée en majorité par les descendants des peuples premiers. Il en gère l’avenir politique. Depuis que les statistiques ethniques ont été introduites dans les années 2017, on peut dire que le parti primatiste a les faveurs de tous les descendants des peuples qui ont fait la France jusqu’au milieu du XXe siècle. Chronologiquement, les Celtes,   les Francs, les Wisigoths, les Normands puis les Polonais, les Espagnols, les Italiens, les Yougoslaves, les Portugais. Les membres de la confédération ont gardé leurs traditions politiques en particulier, celle du millefeuille institutionnel. Ce qui explique que la structure départementale a été maintenue ; et c’est au niveau départemental que s’est structuré le nouvel espace confédéral. C’est ainsi que le premier département de France métropolitaine à avoir demandé son autonomie est celui de Seine-Saint-Denis rebaptisé depuis Seine-Orientale ; d’autres départements, en particulier celui du Nord, se sont joints à lui dans une alliance qui a pris le nom de Nouvelle Andalousie. Le territoire de la Nouvelle Andalousie n’est pas continu, mais des accords législatifs et institutionnels complexes permettent de maintenir la continuité territoriale, comme c’est toujours le cas pour la Corse avec la France.

Le parti néo-andalou, qui gouverne ces entités, s’inspire de principes islamiques assez vagues, un peu comme ce qui se passe en Indonésie,   puisqu’il doit fédérer toutes les tendances de l’Islam (sunnisme, chiisme etc.) ainsi que les convictions personnelles de ses administrés. Convictions personnelles d’autant plus diversifiées que les citoyens de cette partie de la confédération sont d’origine de pays très divers, et qui peuvent être en conflits plus ou moins latents, comme le Maroc et l’Algérie, ou ressortissants de territoires gouvernés par les primatistes. Le parti primatiste, quant à lui, regroupe trois types de descendants : ceux des peuples qui ont été convertis au christianisme (Celtes, Francs, Wisigoths, Normands), ceux des peuples qui étaient chrétiens avant leur arrivée sur le territoire français (Polonais, Espagnols, Italiens, Yougoslaves, Portugais) et enfin les citoyens de France qui ne se revendiquent d’aucune religion et peuvent être aussi bien agnostiques qu’athées. La tradition de laïcité, chère à l’ancienne République Française est ainsi respectée et perpétuée.

Le quatrième parti, l’Alliance du Sud, regroupe les citoyens de la Confédération qui sont originaires de l’Afrique subsaharienne et qui ne sont pas de culture islamique. Ils peuvent être de culture chrétienne, de culture animiste ou de culture laïque.

Les Primatistes, les Néo-Andalous, les Sudistes et les Guyanais, avec les territoires qu’ils administrent, sont les composantes de la Confédération des Peuples de France (la CPF).

D’importantes modifications au niveau symbolique ont été introduites : le Palais-Bourbon, siège du Parlement de la Confédération, s’intitule désormais Palais Abd el-Kader. Abd el-Kader, on le sait, a été tour à tour un ennemi, puis un grand ami de la France. La place de la Concorde a été rebaptisée, quant à elle, place de Lampedusa pour honorer le rôle de cette petite île italienne qui sert de trait d’union entre l’Europe et l’Afrique. L’aéroport Notre-Dame des Landes a finalement été construit dans les années 2020 et a été renommé Aéroport de Nantes-Philippe de Villiers.

 La situation économique et financière

Elle est inchangée. Tous les travers dénoncés depuis des décennies, ont perduré. La France a toujours pu emprunter sur le marché mondial à des taux très faibles. Comment était-ce possible dans un environnement mondial hautement compétitif ? L’accroissement de la dette a toujours été dénoncé par tous, mais la dette s’est toujours accrue. Qui prêtaient ? Les Français riches et les étrangers. Pourquoi ont-ils prêtés à un taux aussi préférentiel ? Parce qu’il y a, en gage, un patrimoine autant matériel qu’immatériel considérable.

La calamité qui tombe sur la France depuis la première crise pétrolière, n’est pas le pétrole, comme celle qui a frappé certains pays pétroliers qui ont vécu de la rente de l’or noir sans aucunement chercher à diversifier leur économie. Ce qui a causé le plongeon de la France dans la crise de la dette, ce sont justement ses atouts, que sont ces patrimoines matériels et immatériels. La dette atteint, aujourd’hui en 2029, 2 500 milliards d’euros après avoir frôlé les 3 000 milliards autour des années 2020. Les entreprises du secteur secondaire de petite taille, qui ont leur siège social en France, ont disparu à partir du moment où les ouvriers d’Europe provenant de pays à bas salaires ont continué à avoir la possibilité légale de travailler en France avec le salaire et les charges sociales relativement faibles en vigueur dans leur pays d’origine. Sans oublier la concurrence encore plus féroce des pays hors d’Europe à bas coût. Toutes les grandes entreprises de ce secteur de taille moyenne ou grande ont émigré à New York ou en Angleterre.

Il y a beaucoup de chômeurs : chaque inactif reçoit 1500 € au titre du nouveau RMI, le revenu maximum d’inactivité. Les ouvriers et les employés n’ont pu guère protester car le développement de l’insécurité a obligé le gouvernement à prendre des mesures de type autoritaire.

L’argent est donc venu du pétrole pour les dépenses courantes ; et de la vente du patrimoine pour le remboursement partiel de la dette. Les membres de la Confédération, en effet, n’ont pas renoncé à la retraite à 62 ans ainsi qu’à son système spécifique de protection sociale dont on peut dire aujourd’hui qu’il a été rétrospectivement, unique au monde ; la conséquence majeure du maintien de ce processus est que l’Europe n’a pas pu poursuivre sa marche vers l’unification. Le comportement de la France a donc enrayé le développement de la mécanique bruxelloise patiemment mis en place depuis le Traité de Rome.

Une loi constitutionnelle a été édictée en 2020. La Confédération des Peuples de France, héritière de la France, elle-même mère des arts et des lois, a décidé de faire don de son patrimoine matériel et immatériel à l’Humanité, contre-espèces sonnante et trébuchante. Ainsi a-t-il été décidé que, pendant 100 ans, chaque année, un centième du patrimoine serait vendu à l’extérieur de la Confédération.

L’argent est donc venu la vente des infrastructures, des bâtiments, de la cession du capital symbolique.

Quelques exemples :

Pour la vente des infrastructures,   les  autoroutes ont été vendues à des entreprises allemandes qui en ont multiplié les péages ; cela a permis  aux  riches voisins germaniques de continuer  à les emprunter pour se rendre en Espagne.

Il a été tiré de la vente du patrimoine mobilier de tous les immeubles et monuments de Paris la somme de 700 milliards d’euros, ce qui correspondait grosso modo à l’époque à plus d’un tiers du total de la dette publique. Et nous ne parlons pas du contenu des monuments. À cet égard, les musées nationaux ont pu répandre au compte-gouttes les multiples tableaux qu’ils recèlent.

Le palais de l’Élysée a été vendu au Parti communiste chinois qui en a fait une maison de retraite pour les vieux dirigeant du Parti. Le gouvernement français a quitté Paris et ses palais nationaux pour s’installer à Créteil.

La tour Eiffel a été vendue aux Japonais, pour un prix de la ferraille qui correspond grosso modo à celui de l’argent massif. Pour rentabiliser l’opération, l’entreprise en provenance du pays du Soleil Levant a fixé le prix d’accès au premier étage à 80 € et du troisième étage à 120 €. Pour se fixer les idées, il faut signaler à cet égard que l’inflation a été quasi nulle entre les années 2010 et 2039. Les inactifs français, bénéficiaires du RMI, ont droit, quant à eux, à certaines journées gratuites, lors des Journées du Patrimoine.

Ainsi le personnage de gardien de musée se décline-t-il désormais au sens large : depuis le guide jusqu’au conservateur, sans oublier les fonctionnaires recrutés en masse :  car il faut des fonctionnaires pour gérer un patrimoine en instance de vente ou en location. Exactement comme il existe une cohorte de fonctionnaires pour gérer l’industrie du pétrole dans les Émirats.

La France est entrée alors peu à peu en décadence, comme Venise à la sortie du Moyen-Âge ou l’Espagne après le Siècle d’or : tous les métaux précieux en provenance des Amériques ont filé entre les mains des grands d’Espagne pour arriver dans les banques de la Flandre de la Hollande, ou de l’Angleterre.

Et cette situation n’a pas été nuisible, bien au contraire, à la pérennité du français. Pour acheter ou louer le patrimoine français, il faudra en effet plusieurs décennies et il faudra aussi parler français ; exactement comme il fallait  connaître le latin pour lire les manuscrits du Moyen-Âge ou les inscriptions sur le Forum romain.

Pour instaurer la confiance, la Joconde a été vendue à la République Populaire de Chine. Les Chinois, dans leur grande sagesse, ont décidé de la prêter au musée du Louvre, dont l’entrée a été fixée à 150 € pour la journée, avec le même système d’accès réservé pour les populations défavorisées de la Confédération. La salle où se trouve la Joconde qui fait face à la toile gigantesque des Noces de Cana n’a guère changé. Une ligne a été rajoutée sur la plaque signalétique : « Prêt de la République Populaire de Chine aux peuples de France ». Les gardiens qui étaient placés en permanence autour du tableau, et qui n’ont pas voulu s’associer à l’opération sur les injonctions de leur syndicat, ont été remplacés par deux soldats en uniforme d’apparat  de l’Armée Populaire, au garde à vous.

Dans le cadre de la restructuration et de la diversification de l’économie du Qatar, ce dernier pays a fait l’acquisition de l’entreprise Eurodisney.  Au terme d’un complexe montage financier, le gouvernement de la Confédération a d’abord exproprié l’entreprise, à l’instigation du Ministère du Redressement Productif, puis indemnisé les actionnaires, avant de revendre le tout à l’Émirat, à charge pour lui de reverser à la Confédération un loyer conséquent pour la location des terrains adjacents à Eurodisney. Ces terrains sont nécessaires à l’extension du complexe, en particulier à l’occasion de la création d’une section spéciale réservée aux enfants de l’Islam.

Un ministère de la dévolution du patrimoine a été créé. Les œuvres d’art, mais aussi les biens immobiliers d’importance ont été déclarés patrimoine confédéral et, à ce titre, ont intégré le programme de cession, à raison de 1 %  par an  pendant 100 ans.

L’industrie du luxe est toujours prospère : tout est conçu à New York et tout est fabriqué en France. Les vieux métiers de cette industrie ainsi que ceux de l’artisanat ont été maintenus et développés sur le modèle de ce qui se faisait déjà au XXe siècle au Puy-du-Fou.

 La situation linguistique

La Confédération des peuples de France a choisi le quadrilinguisme : français, arabe, néo français et créole guyanais. Le français reste principalement la langue de l’administration. L’anglais n’est pas langue officielle, mais est largement pratiqué au niveau des élites et de nombreux commerces ; les locuteurs anglo-saxons, en effet, ont fait pression, au terme d’une démarche politique subtile, pour que l’anglais ne soit pas la cinquième langue officielle de la Confédération, alors que tous les autres peuples d’Europe ont entamé la marche vers une anglicisation forcée. Les anglophones de France, en effet, font valoir qu’ils défendent avec conviction le plurilinguisme ; ce qui leur permet de lutter de façon efficace, spécialement à l’ONU, contre l’hégémonie de la langue chinoise, en particulier dans les relations commerciales internationales.

La langue française reste donc la langue de communication entre les quatre communautés, ainsi que la langue des administrations. Le français est « parlé à la maison » surtout dans la zone primatiste.

Quant au néofrançais, il n’a pratiquement pas le droit de cité dans cette même zone, depuis que l’Académie française a menacé de se saborder en 2017 si la mise en place de cette langue artificielle devenait effective.

Le gouvernement a cédé volontiers et ce, d’autant mieux que l’Académie française fait partie du patrimoine matériel et immatériel de la Confédération.  En effet, pour honorer la tradition du XVIIIe siècle, lorsque Voltaire était membre de l’Académie royale des sciences de Prusse, et Maupertuis son président,   l’Académie française tient désormais la moitié de ses séances (et en particulier celle du dictionnaire) à Berlin, contre rétribution.

Toutefois les jeunes citoyens en grande difficulté, d’origine européenne ou extra-européenne, sont autorisés à présenter le baccalauréat en néofrançais. Mais cette mesure semble être vouée à l’échec puisqu’il a été décidé que le baccalauréat serait donné à tous les citoyens l’ayant présenté sans succès plus de deux fois. Le Ministère de l’Éducation s’est inspiré de l’année 2013, année à partir de laquelle les étudiants non titulaires du baccalauréat ont pu intégrer les sections de BTS sous réserve d’obtenir ce même baccalauréat pendant les deux ans de la formation. En outre, pour que la lutte contre les discriminations académiques soit la plus complète possible, il a été décidé d’accorder le baccalauréat à tous les citoyens de la Confédération des Peuples de France, âgés de plus de 28 ans. Ces mesures, généreuses dans leur esprit, n’ont donc fait que retarder la progression du néofrançais.

Tous ces changements ont eu de nombreuses répercussions à l’étranger.

En Algérie, le français est devenu langue officielle depuis que l’arabe est devenu une langue officielle de la Confédération. Le français s’est maintenu en Afrique subsaharienne. Forte de ses 700 millions d’habitants pour la zone francophone, la langue française retrouve sa véritable parité dans les instances des Nations Unies.

Le Québec, indépendant, s’est associé au Nouveau-Brunswick : ce nouvel état, qui porte désormais le nom d’une Nouvelle Acadie, est le dernier espace francophone d’envergure en Amérique du Nord. Les provinces canadiennes anglophones ont arrêté de soutenir la langue française sur leur territoire.

Les Grandes Écoles françaises, fleuron de l’exception culturelle du même nom, ont, pour certaines, déménagé. L’École Polytechnique de Palaiseau s’est installée à New Rochelle dans l’État de New York. La majorité des parents d’élèves du Lycée Français de New York résident en effet dans cette agglomération. Dans les écoles françaises de la ville, le latin et le grec ont repris droit de cité et font désormais jeu égal avec les mathématiques. Il va de soi que le baccalauréat français avec mention « New York » est hautement prisé par les institutions universitaires américaines.

Les États-Unis d’Amérique ont décrété le bilinguisme, ou le trilinguisme dans certains états. Anglais et espagnol en Californie par exemple. Bizarrement les Français de New York (3 millions de personnes hautement qualifiées et très influentes) se  sont associés aux latinos (la population la moins favorisée) pour imposer le trilinguisme dans le sud de l’État de New York, le Connecticut et l’Est du New Jersey. Par contagion, le bilinguisme a été instauré dans l’État du Maine ainsi que dans celui de Louisiane. Curieusement, la ville de Londres, qui comporte également une importante population française, n’a pas suivi cette voie.

La langue française a réussi, alors que le XXIe siècle est déjà bien entamé, à préserver sa langue face à l’anglais, à accroître le nombre de ses locuteurs, en particulier en Afrique. Tout en conservant pieusement les traditions de légèreté, d’élégance, de désinvolture et même d’arrogance qui sont associées souvent aux bienheureux locuteurs de cette langue. C’est le triomphe posthume de Marie-Antoinette, la plus française des Autrichiennes, que les révolutionnaires français n’ont pourtant pas ménagée.  Parler français reste ainsi un privilège, un signe de distinction pour au moins encore un siècle. Les Français, de toutes origines, n’ont pas fini de nous étonner.

Longue vie aux héritiers de la Révolution de 1789 ! 

Vive l’amitié entre les peuples !

Vive l’amitié sino-française !

Vive l’amitié franco-chinoise !

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[Addendum, originellement publié sur le Forum dans la catégorie Géopolitique et Francophonie le 18 Janvier 2014]
Une partie de mon uchronie  est sur le point de se réaliser à Détroit.
Dans un article de Time Magazine  que je lis dans l’édition papier, numéro 3, 2014, page 11, je vois que le musée des Beaux-Arts de Détroit envisage de vendre ses collections afin de payer la retraite de ses employés municipaux.
Concrètement la dette de la ville de Détroit avoisine les 18 milliards de dollars. Les collections du musée sont estimées entre 454 et 867 millions de dollars. Avec cet argent, il n’est pas possible évidemment d’apurer toute la dette, mais les retraités municipaux ont quelque chance de continuer à être pensionnés.
Des problèmes légaux se posent puisque la vente des collections du musée ne pourrait pas être affectée en totalité au paiement des pensions. À ce jour pour un dollar récolté, 72 cents iraient dans la poche des banquiers (créanciers pour les 17 milliards de dollars restants) et 18 cents dans celle des pensionnés.Mais l’idée est bien là : une collectivité publique vend son patrimoine pour maintenir son train de vie.Deuxième point, qui, cette fois, a peu de chance de se réaliser en France :
Des philanthropes américains ont décidé d’organiser une collecte pour sauver le musée de Détroit dans le but naturel de maintenir pour cette ville son rayonnement culturel actuel. Ils ont recueilli à ce jour 330 millions de dollars. C’est un peu juste pour racheter la totalité des collections, mais c’est un bon départ.
Imaginez des contribuables français prêts à s’associer pour racheter à l’État français les collections du musée d’Orsay pour, au final, payer les retraites de leurs concitoyens fonctionnaires !
Pour le coup, c’est une uchronie que je ne peux pas envisager car elle est hautement invraisemblable…
Michel
Michel

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