La loi Toubon, 20 ans après : journée d’étude

Le 13 octobJacques Toubon, nommé Défenseur des droits, à Paris le 16 juillet 2014re 2014 a eu lieu au Sénat une journée d’études sur les 20 ans de la loi sur l’emploi de la langue française, dite « loi Toubon ». J’ai eu l’honneur, et à travers moi La Voix Francophone, d’y être invité, en plus d’environ 150 autres personnes. La liste des interventions a été un peu bousculée : les intervenants du matin ont dépassé leur temps alloué, et l’intervention de la ministre de la Culture et de la Communication, Mme Fleur Pellerin, prévue pour 17h30 a obligé les intervenants de l’après-midi à raccourcir, parfois à amputer leur temps de parole. Dommage ! On aurait voulu entendre plus longuement certains intervenants tels François Taillandier, Pouria Amirshahi ou Jean-Marc Lévy-Leblond. 

Le CV des intervenant était prestigieux, j’ai découvert des artisans de l’ombre, d’autres étaient plus connus. Si vous avez peu de temps, je vous invite cependant vivement à prendre connaissance des interventions de Vincent Dubois, Frédéric Châtaignier, Bernard Cassen et François Taillandier, même si toutes les interventions sont également intéressantes. Un bilan succinct de cette journée est accessible ici. Le forum dédié à cette journée est accessible .

Voici la liste des intervenants et le lien vers le résumé de leurs interventions, que vous retrouverez regroupés selon leur thème.

Interventions de la matinée :

I.1) La construction d’un dispositif constitutionnel et législatif
Xavier North, délégué général à la langue française et aux langues de France (DGLFLF), co-organisateur de cette journée d’étude : présentation de la journée
Olivier Dutheillet de Lamothe, président de la section sociale du Conseil d’Etat, membre honoraire du Conseil constitutionnel : « La langue de la République est le français »
Vincent Dubois, Université de Strasbourg : « La loi du 4 août 1994 : esquisse d’une sociologie politique »
I.2) Sens et contre-sens d’un texte
Frédéric Châteigner, Maître de conférence à Sciences Politique, Université de Tours : « La réception de la loi Toubon dans les médias »
Catherine Tasca, sénatrice des Yvelines, ancienne ministre de la Culture et de la Communication : rappel du contexte
I.3) Table ronde (fin de matinée)
Jacques Legendre, rapporteur de la loi, alors député et actuel sénateur du Nord
Bernard Cassen, Le Monde Diplomatique
Bernard Cerquiglini, recteur de l’AUF (Agence Universitaire de la Francophonie), ancien délégué général à la langue française et aux langues de France
I.4) Intervention de Jacques Toubon
 

Interventions de l’après-midi :

II.1) La mise en oeuvre de la loi
Bernard Notari, inspecteur général des affaires culturelles : bilan de l’application de la loi
Odile Canale, de la DGLFLF : témoignage sur la publicité
Marc Favre d’Echallens, Le Droit de Comprendre : bilan de l’association
Me Jean-Claude Amboise, avocat au barreau de Paris : les évolutions de la législation
M. Le Glaunec, conseiller CGT à l’action culturelle : la loi Toubon en entreprise
II.2) Vues d’ici et d’ailleurs
Bernard Cerquiglini, ancien délégué général à la langue française et aux langues de France, actuel recteur de l’AUF, Agence Universitaire de la Francophonie : « la langue Toubon dans le contexte francophone »
Robert Vézina, président-directeur général de l’Office québécois de la langue française et président de la Commission de toponymie : « La voie québecoise »
Jean-Marie Klinkenberg, linguiste et sémioticien belge, « L’enjeu linguistique en Europe : cohabitations linguistiques »
II.3) Intervention de François Taillandier
François Taillandier, écrivain : « La langue française au défi »
II.4) Table ronde (fin d’après-midi)
Pouria Amirshahi, député de la 9e circonscription des Français établis hors de France, auteur d’un rapport sur la Francophonie remis à François Hollande en début d’année et intitulé : « Pour une ambition francophone »
Jean-Marc Lévy-Leblond, physicien et essayiste, professeur émérite à l’Université de Nice
 

La longueur de la journée d’études m’a parfois amené à être moins assidu dans ma prise de notes, notamment avec M. Klinkenberg qui gagnerait pourtant à être davantage connu ; certains intervenants développaient aussi un argumentaire très dense (je pense au Québecois Robert Vézina, qui nous faisait l’honneur d’être là). Pas de prise de note pour Patrice Gélinet qui n’a pas développé d’argumentaire très intéressant à mon goût (j’ai constaté avec amusement qu’il a la même élocution que lors de ses remarquables émissions de « 2000 ans d’histoire ») ou pour Bernard Salengro (de la CFE-CGC, Confédération française de l’encadrement  – Confédération générale des cadres) : j’étais sur le départ pour attraper mon train, je n’ai donc pas assisté non plus à la clôture de cette journée par Mme Fleur Pellerin.

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