Actualités Francophones

Ecrit par le 8 Avr, 2018

  Saint- Martin, Saint- Barthélémy L’actualité récente a fait découvrir à beaucoup de Français l’existence même de ces deux îles. En effet, le 6 septembre 2017, après le passage de l’ouragan Irma, Saint-Barthélémy et Saint-Martin étaient brutalement sortis de...

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Linguistique

Ecrit par le 8 Juil, 2017

L’été dernier, je suis retourné en Irlande. J’y connais une famille irlandaise et j’en ai profité pour réaborder le sujet du gaélique, la langue celte qui était parlée avant l’arrivée de l’anglais. La plus grande propagation de l’anglais s’est...

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Culture francophone

Ecrit par le 17 Sep, 2017

Le Mali, pôle musical de premier ordre Il existe plusieurs pôles musicaux dans le monde : l’Angleterre, la France, les États-Unis, les pays hispaniques et les pays scandinaves (en anglais) sont ceux qui défendent le mieux leur industrie musicale. Mais la musique existe aussi en dehors de...

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Derniers articles

La fin de la Bretagne romaine (2)

État partiel de la recherche sur l’influence celtique en Anglais

 

Des générations d’archéologues ont expliqué la longue connivence culturelle entre les populations installées des deux côtés de la manche. Ainsi, depuis le néolithique et ses réalisations mégalithiques et durant l’age du Bronze atlantique d’intenses relations commerciales sont attestées. Mais rien n’indique ou n’infirme qu’une langue unique ait alors été utilisée lors de ces échanges.

Des recherches récentes situent l’ethnogenèse « celtique » non plus dans les vallées et sur les contreforts septentrionaux des Alpes mais plutôt sur la côte atlantique entre l’age du bronze final et l’age du fer (Alinéi et al. PCP 1996 – 2002). Si ces hypothèses sont fondées, il est probable que des langues relativement parentes aient pu se propager lentement le long des côtes atlantiques de l’Europe. Concernant le peuplement celtique de l’archipel britannique, la théorie « invasionniste » classique (H. Hubert 1932) elle-même, situait les arrivées successives des Gaels, des Pietés et des Bretons, à partir du milieu du 2nd millénaire avant l’ère commune, mais en provenance de la côte sud orientale de la mer du Nord. Les deux grandes théories concurrentes s’accordent donc au minimum sur la présence des langues celtiques dans les îles britanniques dès l’age du bronze atlantique (3300 YBP).

La fin de la Bretagne romaine (1)

Contribution de la linguistique à la reconnaissance de l’histoire – approche traditionnelle vs approche actuelle.

 

Gwenaël Henry m’a demandé de mettre en ligne ces trois articles sur l’histoire linguistique des peuples qui peuplaient la Grande Bretagne à la fin de l’Empire romain. Articles érudits et intéressants du point de vue de l’histoire de la langue française elle-même puisqu’il y est question de l’impact du français (et du latin) avant même 1066. Les interactions avec la Bretagne également méritent l’attention.

Partie I – Survol de l’évolution du traitement universitaire de la question

La linguistique comparée s’est véritablement singularisée en tant que discipline scientifique spécifique, il y a un peu plus de deux siècles, à partir des premiers travaux sérieux et documentés réalisés dès 1783 par le philologue William Jones, d’origine galloise. Soit près d’un siècle avant la parution de la thèse révolutionnaire de Charles Darwin (1859) qui permis entre autres d’approfondir considérablement la durée de l’histoire de l’humanité. Car avant Darwin, l’Histoire se cantonnait tant bien que mal, dans les six petits millénaires alloués par la tradition biblique.

Guerre des langues en Suisse alémanique

Nous avons souvent évoqué sur ce blogue la guerre que se livrent les langues dans différentes parties du monde. Ainsi, les Anglo-saxons saxons tentent-ils de substituer l’anglais au français en Afrique, avec succès au Rwanda et de manière de plus en plus appuyée dans l’Est de la République Démocratique du Congo. Mais cette confrontation entre le français et l’anglais se joue aussi aux portes de la France, plus précisément en Suisse alémanique (germanophone). Cette situation de « tension linguistique » n’est pas nouvelle mais elle s’est réaffirmée dernièrement, dimanche 21 mai 2017, sur ce territoire helvétique à l’occasion d’un référendum organisé dans le canton de Zurich. La question posée était : faut-il continuer à enseigner deux langues autres que l’allemand dans le primaire ? Le vrai enjeu implicite était en fait : faut-il continuer à enseigner le français en primaire ou garder uniquement l’anglais ?

Pour comprendre les enjeux, un résumé de la situation de l’apprentissage des langues en Suisse s’impose.

Jean-Luc Mélenchon fait du bien à la francophonie

Jean-Luc Mélenchon fait du bien à la francophonie

9 Avr, 2017

Quelle surprise ! Après avoir eu l’impression de prêcher un peu dans le désert pendant des années, voilà qu’une bonne partie des idées et arguments défendus sur ce blogue sont repris par Jean-Luc Mélenchon dans une émission grand public : le « On n’est pas couché » du 8 avril. Cela mérite d’y revenir.

Retour sur notre combat

Déjà, notre choix tactique, sur ce blogue, c’est de s’adresser à des convaincus et de leur faire gagner du temps en leur fournissant des arguments, des données, des chiffres et des analyses. On avait aussi choisi de se faire l’écho des bonnes nouvelles, car pendant longtemps, la francophonie était directement synonyme de langue du passé, de colonialisme, de réactionnaire, de trop compliquée, et on ne pouvait rien dire d’autre. La langue anglaise serait-elle indemne de ces défauts ?

Nous nous sommes attachés à déconstruire ces représentations (la langue anglaise est très compliquée dès qu’on a passé les débuts, c’est une langue bourrée d’exceptions ; quant au colonialisme, on sait bien que les Etats-Unis sont un pays qui se sont bâtis sur le génocide d’un peuple et l’exploitation d’un autre ; il ne s’agit pas de les critiquer aujourd’hui pour des fautes passées, mais d’être raisonnables et équitables dans ses jugements). Par ailleurs, nous avons cherché à nous concentrer sur ce qui fonctionne plutôt que de nous laisser dicter les termes du débat par les gens hostiles à l’épanouissement de notre langue, à sa vivacité, à son utilisation.

Benoît Hamon ne tient pas à répondre en anglais sur France Info

Benoît Hamon ne tient pas à répondre en anglais sur France Info

30 Mar, 2017

Ce matin, en allant au travail, j’entends Benoît Hamon sur France Info avec Jean-Michel Apathie. Moment d’anthologie, apparemment, France Info rediffuse une minute avant la fin de l’émission un extrait d’un enfant qui avait interrogé Benoît Hamon en anglais dans une école :

L’enfant (Teddin ?) « Do you think that leaving the government hurt your image or made you look like someone disloyal ? »

Benoît Hamon : « Est-ce que j’ai été déloyal, est-ce que… »

L’enfant : « In English please »

Benoît Hamon : « Non, je vais répondre en français si tu veux bien parce que… à cette excellente question dans un excellent anglais. »

Dans la suite de l’entretien, les journalistes relancent donc cette question, avec l’un des deux qui ajoute successivement : « improve your English » (améliore ton anglais) et « just do it ». Passablement agacé, je me suis penché sur les raisons de cet énervement. Analysons.

Évasion musicale avec Anis et Tom Frager

Évasion musicale avec Anis et Tom Frager

20 Nov, 2016

Brexit, élection de Donald Trump, terrorisme et sécurité à la une, multiplication des candidats aux programme parfois déconcertants, arrivée d’animateur à la réputation douteuse, qui à défaut de faire arriver de nouveaux téléspectateurs, a réussi à faire partir de nombreux journalistes attachés à certains principes…Vous avez parfois l’impression que l’information sensationnelle remplace l’information tout court et que l’opinion publique gouverne en lieu et place de la raison publique. Il y a parfois de quoi être perplexe.

D’ailleurs, pour approfondir cette arrivée de Morandini, elle va s’accompagner d’une anglicisation du nom de la chaîne de télé qui passe de « I Télé » à « CNews »… n’y voyez aucun lien, ou si : celui de l’affirmation de la possession de l’argent comme justification de tout.

LE BREXIT, CHANCE DE REBOND POUR LE FRANCAIS DANS L’U.E. ?

 Depuis le séisme provoqué le 24 juin par l’annonce des résultats du référendum sur la sortie de la Grande Bretagne de l’UE, les journaux n’en finissent pas d’en tirer les conséquences sur le plan politique et économique. Mais peu s’intéressent au thème linguistique et quand ils le font, leurs arguments sont pour le moins fallacieux (voir: http://www.lavoixfrancophone.org/forum/viewtopic.php?f=4&t=814 )

D’autres commentateurs, au contraire, imaginent déjà un retour en fanfare du français (et de l’allemand) dans les institutions européennes. Essayons de garder la tête froide et d’analyser les chances d’un tel retour.

Charabias aux championnats !

Du jeudi 17 décembre au samedi 19 décembre 2015 se sont déroulés à Épinal les championnats de France de patinage sur glace Élite. Je suis tombé par hasard, un peu avant le début des épreuves, sur une feuille distribuée par la patinoire municipale et destinée au grand public.

Dès la lecture du titre, je me suis demandé si les organisateurs étaient conscients qu’il s’agissait de championnats de France se déroulant en France. En parcourant le tableau des épreuves – formulation qui me semble plus compréhensible pour un francophone que celle figurant sur la feuille-, j’ai repéré plusieurs expressions anglaises qui, pour un non-initié, n’ont aucune signification. Plutôt que d’en faire un inventaire, je préfère vous livrer une photographie du tableau des épreuves, ainsi que la lettre que j’ai adressée aux organisateurs (l’adresse indiquée sur ce blogue est volontairement fantaisiste).

[Cliquer sur l’image pour l’agrandir]

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