Actualités Francophones

Ecrit par le 26 Juin, 2017

Nous avons souvent évoqué sur ce blogue la guerre que se livrent les langues dans différentes parties du monde. Ainsi, les Anglo-saxons saxons tentent-ils de substituer l’anglais au français en Afrique, avec succès au Rwanda et de manière de plus en plus appuyée dans l’Est de la...

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Linguistique

Ecrit par le 8 Juil, 2017

L’été dernier, je suis retourné en Irlande. J’y connais une famille irlandaise et j’en ai profité pour réaborder le sujet du gaélique, la langue celte qui était parlée avant l’arrivée de l’anglais. La plus grande propagation de l’anglais s’est...

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Culture francophone

Ecrit par le 17 Sep, 2017

Le Mali, pôle musical de premier ordre Il existe plusieurs pôles musicaux dans le monde : l’Angleterre, la France, les États-Unis, les pays hispaniques et les pays scandinaves (en anglais) sont ceux qui défendent le mieux leur industrie musicale. Mais la musique existe aussi en dehors de...

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Derniers articles

Benoît Hamon ne tient pas à répondre en anglais sur France Info

Benoît Hamon ne tient pas à répondre en anglais sur France Info

30 Mar, 2017

Ce matin, en allant au travail, j’entends Benoît Hamon sur France Info avec Jean-Michel Apathie. Moment d’anthologie, apparemment, France Info rediffuse une minute avant la fin de l’émission un extrait d’un enfant qui avait interrogé Benoît Hamon en anglais dans une école :

L’enfant (Teddin ?) « Do you think that leaving the government hurt your image or made you look like someone disloyal ? »

Benoît Hamon : « Est-ce que j’ai été déloyal, est-ce que… »

L’enfant : « In English please »

Benoît Hamon : « Non, je vais répondre en français si tu veux bien parce que… à cette excellente question dans un excellent anglais. »

Dans la suite de l’entretien, les journalistes relancent donc cette question, avec l’un des deux qui ajoute successivement : « improve your English » (améliore ton anglais) et « just do it ». Passablement agacé, je me suis penché sur les raisons de cet énervement. Analysons.

Évasion musicale avec Anis et Tom Frager

Évasion musicale avec Anis et Tom Frager

20 Nov, 2016

Brexit, élection de Donald Trump, terrorisme et sécurité à la une, multiplication des candidats aux programme parfois déconcertants, arrivée d’animateur à la réputation douteuse, qui à défaut de faire arriver de nouveaux téléspectateurs, a réussi à faire partir de nombreux journalistes attachés à certains principes…Vous avez parfois l’impression que l’information sensationnelle remplace l’information tout court et que l’opinion publique gouverne en lieu et place de la raison publique. Il y a parfois de quoi être perplexe.

D’ailleurs, pour approfondir cette arrivée de Morandini, elle va s’accompagner d’une anglicisation du nom de la chaîne de télé qui passe de « I Télé » à « CNews »… n’y voyez aucun lien, ou si : celui de l’affirmation de la possession de l’argent comme justification de tout.

LE BREXIT, CHANCE DE REBOND POUR LE FRANCAIS DANS L’U.E. ?

 Depuis le séisme provoqué le 24 juin par l’annonce des résultats du référendum sur la sortie de la Grande Bretagne de l’UE, les journaux n’en finissent pas d’en tirer les conséquences sur le plan politique et économique. Mais peu s’intéressent au thème linguistique et quand ils le font, leurs arguments sont pour le moins fallacieux (voir: http://www.lavoixfrancophone.org/forum/viewtopic.php?f=4&t=814 )

D’autres commentateurs, au contraire, imaginent déjà un retour en fanfare du français (et de l’allemand) dans les institutions européennes. Essayons de garder la tête froide et d’analyser les chances d’un tel retour.

Charabias aux championnats !

Du jeudi 17 décembre au samedi 19 décembre 2015 se sont déroulés à Épinal les championnats de France de patinage sur glace Élite. Je suis tombé par hasard, un peu avant le début des épreuves, sur une feuille distribuée par la patinoire municipale et destinée au grand public.

Dès la lecture du titre, je me suis demandé si les organisateurs étaient conscients qu’il s’agissait de championnats de France se déroulant en France. En parcourant le tableau des épreuves – formulation qui me semble plus compréhensible pour un francophone que celle figurant sur la feuille-, j’ai repéré plusieurs expressions anglaises qui, pour un non-initié, n’ont aucune signification. Plutôt que d’en faire un inventaire, je préfère vous livrer une photographie du tableau des épreuves, ainsi que la lettre que j’ai adressée aux organisateurs (l’adresse indiquée sur ce blogue est volontairement fantaisiste).

[Cliquer sur l’image pour l’agrandir]

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LE RACISME LINGUISTIQUE DE L’UNION EUROPEENNE (troisième partie)

Les précédentes parties ont montré qu’il existe bien un racisme linguistique au sein des institutions européennes. Certains pourraient penser malgré tout que l’expression reste abusive. Il nous manque en fait un mot qu’il faudrait inventer : le « languisme » ? Par commodités cependant, et aussi parce qu’il a été montré que la définition du mot « racisme » s’applique à la situation actuelle des langues au sein de l’UE, nous continuerons d’utiliser les termes « racisme linguistique ».

Nous savons désormais que cette réalité n’est en rien naturelle et qu’elle est d’abord et avant tout le résultat de décisions politiques prises notamment sous l’effet d’influences néo-libérales, très prégnantes depuis 30 ans. Une inflexion est donc possible et nous ne sommes pas condamnés à subir cette fatalité. C’est plutôt une bonne nouvelle !

Mais alors, que faire ? Que pouvons-nous espérer obtenir à court et moyen terme, de manière raisonnable et sans se bercer d’illusions, car nous savons que le combat sera difficile ? Esquissons quelques débuts de réponses…

 

 

LE RACISME LINGUISTIQUE DE L’UNION EUROPEENNE (2 ième partie)

 

Après avoir tracé une géographie de l’utilisation des langues au sein des institutions européennes, géographie qui démontre une hostilité croissante de l’U.E. à l’égard des langues de travail autres que l’anglais, nous allons cerner les explications, officielles mais surtout officieuses, d’un tel comportement. Nous découvrirons alors que le mot « racisme » n’est sans doute pas exagéré, si l’on se réfère à la définition citée dans la première partie.

 

 

Les défenseurs du « tout anglais », et en premier lieu, les anglophones ne manquent pas d’arguments pour justifier la suprématie de la langue de Shakespeare. Étudions la pertinence de ces justifications !

LE RACISME LINGUISTIQUE DE L’UNION EUROPEENNE

                  

Le sujet traité ici sera décomposé en trois parties, publiées successivement :

1°) La situation actuelle : comment s’articule l’emploi des langues dans les institutions européennes ?

2°)Quelles explications, officielles et officieuses, avance-t-on pour justifier l’hégémonie de l’anglais ?

3°) Quelles solutions pour revenir à une situation plus équitable des langues au sein de ces institutions, et notamment du français ?

Waouh ! Quelle mouche m’aurait donc piqué pour utiliser, dès le titre et d’une manière qui pourrait apparaître péremptoire, un mot aussi fort, aux sinistres résonances, le mot « racisme » ?

A l’origine, l’article devait s’intituler : Y a-t-il un racisme linguistique de l’Europe ? Mais au fur et à mesure de l’écriture de cette réflexion, la forme déclarative s’est imposée. Derrière l’écran de fumée des belles déclarations, écrites ou orales, se cache, en effet, une réalité qu’il faut bien dévoiler et appeler de son vrai nom…

NdL 6 – Le français comme langue africaine

Suite et fin de mes commentaires et notes de lecture (NdL) sur l’excellent livre d’Yves Montenay et Damien Soupart : La langue française : une arme d’équilibre de la mondialisation. Aujourd’hui, nous réfléchirons sur la place des langues dans les entreprises et son usage parfois contre-productif. Quelles sont les raisons qui expliquent la progression de l’anglais en leur sein, parfois au détriment du bon sens au vu des coûts ? En effet, afin de maîtriser les coûts de la formation en anglais, il faut définir des objectifs précis en se posant les questions : l’anglais pour quoi faire ? pour qui ? quel niveau est requis ? plutôt que de se contenter d’un trop général « il faut parler anglais » qui est une source de stress et d’infériorisation des salariés français.

Vers le français langue Africaine ?

Entre défaitisme et optimisme excessif, la réalité du français en Afrique obéit à des phénomènes complexes. Son usage est courant dans le Maghreb, il est langue maternelle dans certaines métropoles autour du golfe de Guinée : « Comme par ailleurs la scolarisation en français est relativement complète et ancienne près des côtes du golfe de Guinée et dans les capitales des pays riverains, donc justement là où il y a des « petites » langues (250 au Cameroun), c’est dans ces régions que le français est devenu la langue de la rue, très souvent de la famille, et de plus en plus la langue maternelle d’une grande partie de la population, comme on peut le constater dans les agglomérations d’Abidjan, de Douala et de Yaoundé. » p. 195