Dans les films français

 Le cinéma se présente souvent comme un témoin d’une époque ou d’une société. On oublie souvent de préciser qu’il est d’abord le reflet d’une mentalité, d’une façon de voir le monde, celles d’un réalisateur mais surtout celles de sa classe sociale, le milieu bourgeois ou petit-bourgeois ( termes ici utilisés sans intention péjorative ou méprisante ) pour la France. Quelles visions de la France, du monde et de la francophonie, représentations de cette classe sociale,  peut-on deviner  dans les films français? Cet article se propose d’ en révéler quelques aspects, forcément  non exhaustifs …

Dans les films français, la société française se cantonne principalement à la bourgeoisie, parisienne de préférence. Celle-ci possède de vastes appartements remplis de livres et lorsqu’elle séjourne en Province, les résidences secondaires sont toujours luxueuses et proprettes, même si elles sont inoccupées depuis des mois.

Dans les films français, la bourgeoisie provinciale est forcément étriquée, engoncée dans ses principes et cupide. Elle ne peut être qu’un pâle reflet de sa consœur parisienne mais elle est, pour cette dernière, tout de même, de fréquentation préférable aux simples quidams provinciaux, ces curieux Français qui n’ont pas la chance d’habiter LA capitale ( centre du monde, nombril de la France , etc etc …)

Une histoire… agricole de la chanson française

Voici une histoire atypique de la chanson française…! Commençons par le début…

L’âge des petits producteurs de la chanson

 

Longtemps, les semeurs de chanson française ont prospéré en France, et les différentes variétés donnaient des récoltes de qualité qui n’épuisaient pas la créativité de l’esprit humain. Au contraire, ils l’enrichissaient d’un humus invisible à l’œil nu, humus composé d’un mélange d’esprit, de jeux de mots et de références culturelles. Cet humus active l’activité du sous-sol intellectuel de nos terroirs français, et le fertilise, assurant la pérennité de cultures de qualité.

Malheureusement, à la suite de la seconde guerre mondiale, le lobby des grands champsonniers américains déverse sur la France sa surproduction à prix cassé. Les prix baissent, la production française est déstabilisée, elle manque de s’écrouler. L’industrie des champsonniers français, pour faire face à la concurrence, lance donc des espèces hybrides, comme notamment le Johnny Hallyday ou le Eddy Mitchell. Ces espèces s’appuient sur des souches d’origine françaises, très résistantes, mais le rendement est amélioré grâce à différents engrais culturels américains (C’est ainsi que l’on a conçu la banane de Dick Rivers, banane hybride franco-américaine). Aujourd’hui encore, on récolte les fruits de ces récoltes au gré des albums qui sortent de terre.

Anecdote rigolote : malgré un des plus gros rendements au monde pour le Johnny Hallyday ou le Claude François, la production a été jugée insuffisante par certains. Pour pallier à cet inconvénient, on a longtemps eu recours au clonage (en langage spécialisé, on parle de sosie).

Humour : la répartie, spécialité française

(Article publié sur lefrançaisenpartage le 07-11-2011)

Un petit article de détente…

La répartie, c’est un art bien français, celui de savoir répondre à une agression par un mot qui nous laisse indemne et qui renvoie l’agression en faisant rire. Il ne s’agit pas d’agresser pour agresser, mais un peu comme le judo, d’utiliser l’agression de l’adversaire pour la retourner contre lui. C’est l’art de mettre l’agresseur dans sa poche, ou à défaut, de l’immobiliser. Certaines personnes passent leur temps à trouver les meilleures réparties afin de briller, ce qui donne place à des moments cocasses.  Analyse de la phrase et des intentions de notre interlocuteur, un peu d’esprit (c’est un art, ça se cultive), et le tour est joué.

Retrouvez un article de psychologies magazine sur la répartie. Une petite pour la forme, tirée de cet article :

Chambre des Lords, une femme agresse Churchill : « Si j’étais mariée avec vous, je verserais du poison dans votre verre. » Il répond : « Madame, si j’étais mariée avec vous, je le boirais. »

Nos politiques ne sont pas en reste, et Giscard et Mitterrand ont marqué les esprits avec leur répartie préparée à l’avance. De nombreux commentateurs politiques disent encore que ce sont ces petites phrases qui ont fait basculer le cours de la campagne. C’est peut-être vrai même si c’est évidemment plus facile de dire cela a posteriori.

  Il y a 1 commentaire sur le forum.