On dirait Nino Ferrer…

[Article publié sur lefrançaisenpartage le 25-02-2012]

Qui ne connaît pas « Le Sud » de Nino Ferrer ? Étonnamment, ce titre nostalgique est l’un de ceux que l’on associe le plus à Nino Ferrer alors que le reste de sa discographie connue le range plutôt dans la classe des chanteurs légers et rigolos : « Oh! Hé! Hein! Bon! », « Mirza » « Les Cornichons », des chansons aux refrains entêtants, que les enfants reprennent avec délice. Faire découvrir le français avec Nino Ferrer est une vraie partie de plaisir : jeux de mots, jeux sur les sons (Mao et Moa), chansons rigolotes…

 D’après ce que l’on peut lire sur lui, Nino Ferrer avait une vocation plus « sérieuse » mais ce sont surtout ses titres légers qui ont fait son succès et lui ont permis de vivre de sa musique.

En 2005, un album de reprise a été réalisé en hommage à Nino Ferrer par un certain nombre d’artistes, l’album, c’est  On dirait Nino. Pour ceux qui connaissent les originaux, c’est un vrai régal d’entendre Arno faire une reprise déjantée de « Mirza » sur fond de guitares électriques, de découvrir la version décalée de J.P. Nataf de « Oh! Hé! Hein! Bon! » 

L’apport italien à la chanson française – 2

[Publié sur lefrançaisenpartage le 09-02-2012]

Dalida

Immense artiste de par son répertoire et son succès, je ne suis malheureusement pas assez sensible à sa musique pour pouvoir vous en parler comme il se devrait. Née en 1933 au Caire en Égypte, Dalida fait partie de ces personnes dont la famille européenne s’était installé sur la rive sud de la Méditerranée. A l’époque, l’ensemble des pays de la rive sud de la méditerranée était sous administration européenne et les villes du Maghreb, de Libye et d’Égypte étaient cosmopolites : juifs, espagnols, italiens, français, phénomène que l’on retrouvait aussi dans les villes de la rive nord de la Méditerranée (Marseille…). Dalida était donc la fille d’une de ces familles d’italiens qui s’étaient installés au Caire, son père était un très bon violoniste. Elle fut miss Égypte 1954, « monta » à Paris faire carrière (Paris étant le centre culturel du monde à l’époque) dans le cinéma, puis finalement dans la chanson. Sa vie artistique fut ponctuée d’immenses succès, dont je préfère très nettement les premiers, qui respiraient la vitalité et la bonne humeur ; cependant, sa vie sentimentale fut tragique, un nombre impressionnant d’hommes autour d’elle (compagnons, amis) se suicidant à tel point qu’elle se demandait si elle ne portait pas malheur aux hommes qui l’approchaient. Elle mit fin à ses jours en 1987 en laissant un message qui disait : « la vie m’est insupportable, pardonnez moi ».

Voici donc un des succès des débuts de sa carrière, Come Prima :

 

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