Une histoire… agricole de la chanson française

Voici une histoire atypique de la chanson française…! Commençons par le début…

L’âge des petits producteurs de la chanson

 

Longtemps, les semeurs de chanson française ont prospéré en France, et les différentes variétés donnaient des récoltes de qualité qui n’épuisaient pas la créativité de l’esprit humain. Au contraire, ils l’enrichissaient d’un humus invisible à l’œil nu, humus composé d’un mélange d’esprit, de jeux de mots et de références culturelles. Cet humus active l’activité du sous-sol intellectuel de nos terroirs français, et le fertilise, assurant la pérennité de cultures de qualité.

Malheureusement, à la suite de la seconde guerre mondiale, le lobby des grands champsonniers américains déverse sur la France sa surproduction à prix cassé. Les prix baissent, la production française est déstabilisée, elle manque de s’écrouler. L’industrie des champsonniers français, pour faire face à la concurrence, lance donc des espèces hybrides, comme notamment le Johnny Hallyday ou le Eddy Mitchell. Ces espèces s’appuient sur des souches d’origine françaises, très résistantes, mais le rendement est amélioré grâce à différents engrais culturels américains (C’est ainsi que l’on a conçu la banane de Dick Rivers, banane hybride franco-américaine). Aujourd’hui encore, on récolte les fruits de ces récoltes au gré des albums qui sortent de terre.

Anecdote rigolote : malgré un des plus gros rendements au monde pour le Johnny Hallyday ou le Claude François, la production a été jugée insuffisante par certains. Pour pallier à cet inconvénient, on a longtemps eu recours au clonage (en langage spécialisé, on parle de sosie).

Nouvelle Chanson Française 2 – Les têtes d’affiche du début des années 2000

(Publié sur lefrançaisenpartage le 14-02-2011)

La nouvelle chanson française (ou Nouvelle Scène Française, NSF) a vu l’émergence de têtes d’affiches qui ont popularisé le renouveau de la chanson française au début des années 2000. On trouve des artistes très différents mais qui ont toujours en commun des textes soignés, originaux. J’avais déjà eu de nombreuses discussions où j’avais du mal à trouver un bon artiste français pour parer au fait qu’il n’y a de bon que les artistes qui chantent en anglais, mais lorsque l’on prend le temps de regarder ses « compilations faites maison » (oups!) de se rappeler les concerts, on en trouve toujours un de plus qui finalement n’est pas si mauvais. Et pas besoin d’aller chercher des inconnus ou un truc ringard… Mathieu Chedid (alias -M-), Bénabar, Cali, Raphaël, Thomas Dutronc, fils de Jacques, Sanseverino, un qui ne plaît pas à tout le monde : Vincent Delerm. En ce qui concerne les filles, je ferais un article séparé, faute de place, et aussi parce qu’il y a eu une génération qui est venue juste après.

Allez, on commence par celui qui est la nouvelle chanson française à lui tout seul, et qui a sonné le début de la déferlante des années 2000 par son tube : « J’crois qu’ya une fille qu’habite chez moi » avec sa musique de fanfare. L’album Bénabar (de Bénabar) fait partie de mes albums d’anthologie, je connaissais (il y a déjà presque 10 ans) la quasi totalité de cet album. Une vraie merveille au niveau des textes et du bien-vu, de la justesse des situations décrites. J’aimerais vous faire découvrir « à notre santé », malheureusement on ne le trouve pas en clip.

Nouvelle Chanson Française 1 – Les groupes à bar

(Publié sur lefrançaisenpartage le 10-02-2011)

Au début des années 2000, on a assisté à ce que l’on appelle l’émergence de la Nouvelle Chanson Française. Il y a eu plusieurs facettes à cette scène, l’une d’elle étant ce que j’appelle les groupes à bar. Ce ne sont pas forcément les groupes les plus connus mais alors qu’est-ce que c’est bon ! En général, ils se font connaître par leurs concerts, festivals et par le bouche-à-oreille et parfois on peut entendre un groupe à la radio. Ce sont des groupes qui utilisent des instruments traditionnels (guitare sèche, accordéon, contrebasse…) et qui ont des textes originaux et travaillés. Les musiques sont en général assez festives et chaleureuses. En les écoutant et en se laissant un peu aller à la rêverie, on s’imagine dans un bar bondé et enfumé le long d’un canal… Parmi ces groupes (et parmi ceux que je connais), on peut citer Les Ogres de Barback, Les Têtes Raides, Debout sur le Zinc, la Rue Kétanou, La Ruda Salska et les Hurlements de Léo.  Ils ont tous en commun d’avoir une bonne présence sur scène. Voici quelques extraits,  montez le son, c’est Paris en musique ! Merci à Nico de m’avoir fait découvrir tous ces groupes à l’époque…!!

 

Les Ogres de Barback et les Hurlements de LéoRue de Paname

 

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